Le vol de l'identité et la face cachée de notre nom

Le fait de porter un Nom et un Prénom est une chose tellement naturelle et banale qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de penser que cela pourrait cacher des choses nuisibles pour nous-même ! Et pourtant, si nous devenions conscients des pactes dont notre Nom est porteur et des conséquences que cela génère dans notre quotidien, notre vie en serait bouleversée.

Sommaire

1- L'élaboration de notre identité

  • Le sentiment d'identité
  • Le Nom et la loi
  • Au cœur du paradoxe

2- La société incestueuse

  • Une culture Toute puissante et dévoratrice
  • Une loi hors-la-Loi
  • Le viol du langage

3- De la domination maternante à l'Amour sans cible

  • Reposer la nature au cœur de la culture
  • La fonction initiatique des femmes

 


Savez-vous que par le biais de notre acte de naissance, notre Nom nous définit, d’abord et avant tout, comme une personne juridique. C’est à dire, une personne morale sans corps et non comme un Être Humain tel que nous aurions tendance à le penser.  Cependant, nous sommes tellement identifiés à cette personne morale, qu’elle s’est substituée à notre véritable identité. Ainsi, nous pensons être libre et nous appartenir alors qu’en réalité nous appartenons à la société voire même nous y sommes totalement soumis et dépendant corps et âme.

 

Avant toute chose, je tiens à préciser que mon approche n’a rien à voir avec tout ce que l’on entend au sujet de la fraude du nom légal en lien avec les lois maritimes.  J’aborde mon sujet à partir des fondations même de notre culture afin de mettre en lumière les processus affectifs, psychiques et symboliques qui nous engluent dans une identité fictive appelée « homme de paille » par cette fameuse théorie, avec laquelle je suis toutefois en accord sur les conclusions. Par ailleurs, afin de mieux comprendre les raisons personnelles et impérieuses qui m’ont fait explorer la face cachée de mon propre Nom et avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai besoin de vous livrer quelques éléments sur mon histoire personnelle…

 

Mon prénom est Mary avec un Y. Je tiens beaucoup à ce « Y ». C’est comme de la dentelle cousue sur le bord de mon prénom qui me relie d’une part, à mes origines anglaise du côté maternel et d’autre part, à ma puissance intérieure qui m'a permis de naitre à ma véritable nature.

Car en effet, je ne me suis pas toujours nommée Mary. Cette nouvelle identité a été reconnue officiellement par le tribunal de grande instance le 19 décembre 2008. De la même façon, j’ai repris l’utilisation officielle de mon nom de naissance. C’est à dire, Mombrun le nom de mon père, le 24 octobre 2018.  Avant cela et pendant plus de 15 ans, je vivais planquée sous divers pseudonymes, afin de pouvoir témoigner malgré tout, du crime dont j’ai été victime durant l’enfance mais qui, du fait de la prescription, se retrouvait interdit d’expression par la loi.

 

Ainsi, depuis l’Age de 28 ans, je ne peux plus associer mon histoire avec mon nom de naissance, ni même avec mon image sous peine, en cas de plainte pour diffamation, d’être condamnée par la loi sans même pouvoir me défendre. Difficile à comprendre certes, c’est pourquoi j’ai écrit cette histoire dans plusieurs bouquins parus entre 2006 et 2013 sous les pseudos de Mary Odile ou encore de Mary Genty.


Comment s’humaniser et rester vivant lorsque l’on est dépossédé de son nom, de sa parole, de son image et interdit d’établir les faits de ce qui nous a tué ? C’est là où l’épreuve ultime de ma vie fut un véritable cadeau car ayant été éjectée de la loi humaine qui m’avait créée juridiquement, je me suis reliée à ma Divine essence, ma véritable source créatrice, grâce à laquelle j’ai pu renaitre de mes cendres et fonder une réelle identité. Aujourd’hui, il n’est plus question de me cacher. Je me nomme Mary Mombrun et au nom de l’Être souverain que j’incarne sur cette Terre, non seulement j’assume mais je revendique mon droit à la parole, à l’image et à la liberté...

 

Partie 1 – L’élaboration de l’identité

Le sentiment d'identité

S’incarner dans le monde des humains consiste à s’incarner dans un monde symbolique. Nous sommes des individus appartenant à une société, mais la société vit également en chacun de nous à travers son langage, ses normes, ses lois, sa culture. Que nous en soyons conscients ou non, nous sommes tous soumis, agis et interagis par des codes, des règles, des mythes... qui tissent notre identité humaine. Ainsi, véritable réservoir de mémoires, nos Noms et Prénoms, portent en eux un certain nombre d’informations qui, en quelques secondes, peuvent révéler notre genre, nos origines culturelles et géographiques, notre classe sociale et nos déterminismes sociaux.

Cependant, loin d’être statique, l’identité est un concept extrêmement complexe et mouvant qui se définit plus par un sentiment intérieur que par un bout de papier. Nous sommes des Êtres multidimensionnels, en évolution permanente et tributaire d’une histoire qui dépasse notre seule individualité, voire notre entendement.

Car en effet, nommé dès les premières heures de notre naissance voire même pendant notre gestation, notre Nom et notre Prénom représentent une sorte de « forme pensée » constituée de récits, de croyances, de mémoires émotionnelles qui nous imprègnent de l’histoire qui nous a créée. Celle de nos parents, de notre famille mais aussi celle de notre culture et du monde dans lequel nous évoluons.

Si notre Prénom est plutôt chargé de l’histoire intime de nos parents, de leurs désirs, de leurs rêves et de leurs projets sur nous, notre Nom, lui, est essentiellement relié à notre histoire culturelle et sociale. Néanmoins, même s'il est inconscient notre naissance, cet héritage mémoriel et émotionnel se trouve au cœur de nos cellules et nous enferme, à notre insu, dans nos déterminismes sociaux et familiaux.

Au début de notre vie, si nous sommes pleinement vivant pour nos parents et notre famille, nous n’existons pas en dehors d’eux. Identifié avec l’histoire qui se raconte, nous met en sens et en forme, notre Nom et notre prénom nous colle à un imaginaire collectif qui représente une identité fictive  mais qui, néanmoins, joue un rôle de contenant.

 


C'est dans l’interaction avec l'environnement que peu à peu l’inconscient devient conscience, la mémoire devient connaissance, la pensée prend corps à travers l’émergence de la parole et du langage. Le sentiment d’identité advient tout d’abord avec la conscience d’être séparé et différent de ses parents, puis de sa famille. Ensuite, avec la conscience d’être relié à plus grand que soi : la communauté, le monde, l’univers. Et finalement, avec la quête de sens :

  • Qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? Qu’elle est le sens de ma vie sur Terre ? Autant de questions qui vont nous pousser à partir à la recherche de nos racines, de notre histoire, de notre nature profonde, de notre véritable source de création et de notre « mission » de Vie.

A toutes ces questions, il n’y a que le cœur pour y répondre. C’est pourquoi, la quête de sens est une quête de soi et du Soi qui dépasse les limitations de notre mental-égo et nous ouvre à une Conscience élargie de la Vie et de notre véritable identité.

C’est donc au prix d’un travail de remise en question, de connaissance de Soi, d’ouverture du Cœur, de deuil et de séparation que nous nous libérons de nos déterminismes sociaux et familiaux pour accéder à notre JE souverain et Libre de s’appartenir. C’est ce que Jung appelle le processus d’individuation qu’il situe autour de l’âge de 33 ans. A ce stade, l’individu ne devrait plus être identifié à sa personnalité juridique et sociale, elle fait partie de lui mais elle ne l’enferme plus.

 

Je dis « devrait », car ce processus d’individuation peut ne jamais advenir. En effet, l’humain possède un instinct grégaire extrêmement puissant qui, par besoin de sécurité, a toujours fait prévaloir les besoins du groupe au détriment de ceux l’individu. Même si cette tendance a évolué au fil des siècles, aujourd’hui encore, l’identité collective (famille, patrie, culture…) supplante la souveraineté individuelle tout comme le mental dictateur asservit désespérément le Cœur. Dans ces conditions, ajoutées à celles que je vais développer dans cet exposé, l’émancipation de l’Être devient une véritable gageure.

 


Le Nom et la loi

Au début de sa vie le bébé évolue dans un corps à corps fusionnel avec sa mère, ses parents, sa famille, son histoire, sa communauté. Mais cette fusion, vitale au début de la vie, n’est pas faite pour durer. Ordonné par la loi, le nouveau-né se voit attribuer un Nom et un Prénom qui l’inscrit dans la dimension symbolique du langage et des lois. Né de chair et de sang, l’enfant se voit ainsi enveloppé dans une sorte de vêtement social qui lui permet d’exister dans le monde et possède une double fonction :

  • D’une part, une fonction unificatrice qui relie l’enfant à son histoire, sa mère, ses parents, sa famille, sa communauté, etc.
  • Et d’autre part, une fonction séparatrice qui lui donne une identité propre et le sépare, le différencie de sa mère, ses parents, sa famille, sa communauté, etc.

Par l’acte civil de reconnaissance, la loi exerce donc une coupure créatrice qui inscrit l’enfant dans sa filiation sociale et l’ordre des générations. Nul ne peut descendre de ses enfants, il y a un ordre et un sens dans la généalogie. L’enfant prend ainsi sa place dans l’ordre descendant de sa généalogie et les parents, leur place dans l’ordre ascendant de la généalogie. Ce faisant, la loi introduit du sens, des repères et de la cohérence, c’est à dire une structure qui permet à l’enfant d’élaborer une représentation symbolique de son identité.

"Syn"  est la racine grecque qui relie et assemble. L’idée qui se dégage du mot symbole est qu’il prend corps et sens en unifiant, en rassemblant.

Ainsi, les mots sont des symboles porteurs d’un sens abstrait et invisible qui dépasse la seule représentation concrète de l’objet. Chaque représentation qui les constitue est à la fois de l’ordre du corporel, de l’émotionnel, de l’imaginaire et du verbal.

De la même façon, notre Nom, en tant que langage symbolique, réunit la chair et l’esprit, le réel et l’imaginaire, le fond et la forme, le dedans et le dehors. C’est dans le nouage et l’interaction de ces différentes dimensions que l’enfant tricote son intimité avec les mailles du tissu social et émotionnel dans lequel il baigne et structure l’image de son corps physique et symbolique. C’est ainsi que peu à peu il incarne son nom et corporalise le langage. C’est-à-dire qu’il associe les mots avec une image psychique, corporelle et émotionnelle.

 


Lorsque les mots posés sur la réalité sont justes et cohérents, alors le langage prend corps et sens en structurant l’image de soi de façon unifiante. A l’inverse, si les mots posés sur la réalité n’existent pas ou ne sont pas les bons, alors le tissage entre le réel et l’imaginaire ne peut pas se faire de façon cohérente et plutôt que d’unifier, le langage devient diabolique, il sépare et dissocie. "Dia" est la racine grecque qui sépare et dissocie, en ce sens le « diabolique » est le contraire du symbolique. Mais j’y reviendrais plus loin car ce point est essentiel pour comprendre comment se fait le viol du Nom et du langage.

 

Pour l’instant, il est important de saisir que ce que ce qui institue l’enfant dans sa filiation et son identité humaine, c’est le droit et non le biologique. Par exemple, Nous pouvons devenir parents en adoptant un enfant et donc n’avoir aucun lien biologique avec lui. De la même façon, nous pouvons avoir un enfant biologique mais ne pas l’avoir reconnu et donc n’avoir aucune filiation légale avec lui. Un enfant peut avoir des géniteurs inconnus, il aura toujours des parents ou plutôt des fonctions parentales : Parents adoptifs, famille d’accueil, institutions...

Lorsque l’enfant n’est pas reconnu par ses géniteurs et qu’il se retrouve de ce fait sans Nom, c’est l’état (la mère patrie) qui le nomme et le reconnait. Par ses liens de sangs, l’enfant est relié de fait à sa famille biologique, celle de son père et de sa mère naturelle, mais ce qui l’institut dans son arbre de vie, son état civil, son identité sociale, c’est le droit et non le biologique.

 

L’enfant n’appartient donc pas à ses parents. En tant que personnes juridiques, dès lors qu’ils sont institués par et dans la loi, l’enfant tout comme ses parents, sont soumis à la souveraineté de l’état. On pourrait donc concevoir l’autorité parentale comme un pouvoir décentralisé de l’état qui délègue aux parents ou à l’institution qui en a la charge, l’éducation et les soins quotidiens de l’enfant.

 

Par conséquent, au-delà des droits que cette délégation de pouvoir leur confère, les parents ou personnes ayant autorité ont aussi des devoirs à respecter et des comptes à rendre. En cas de non-respect de ces devoirs, à tout moment jusqu’à la majorité de l’enfant, il peut leur être enlevé le droit de garde et ce, jusqu’à la déchéance même de leurs droits parentaux.

 


Au cœur du paradoxe

Les parents ne sont donc pas tout-puissants vis à vis de leurs enfants. Ils sont même, quelque part, ordonnés de faire le deuil de cette toute-puissance et donc, si l’on comprend le message dans son sens le plus noble et le plus élevé, de s’ouvrir à l’Amour inconditionnel et s’inscrire ainsi dans leur transmission d’élévateur de Conscience. Malheureusement et comme nous le verrons par la suite, ce ne sont pas là les motivations de notre loi qui se limite à sa fonction sociale, mais qui ce faisant génère un Non créateur qui soumet les parents aux deux grands interdits fondateurs de notre culture : l’interdit du meurtre et l’interdit de l’inceste. C’est à dire, l’interdit de tuer physiquement et psychiquement leur enfant. Le Nom symbolise donc également le Non de la loi.

 

Contrairement à l’interdit du meurtre, qui représente une limite physique claire et nette en lien avec l’interdit du passage à l’acte, l’interdit de l’inceste, lui, définit une limite psychique beaucoup plus subtile et fluctuante qui concerne l’interdit d’une relation possessive et dévoratrice avec l’enfant. Ainsi, les interdits fondamentaux structurent nos deux grandes fonctions parentales (ou fonctions cadres) à travers deux axes principaux formant une croix  :

  • Un premier axe transversal qui représente le principe féminin, la fonction maternante et unificatrice, la mère physique, la mère patrie et au niveau transpersonnel la Mère Divine et l’Âme. On peut également associer cet axe à l’archétype de la lune, au plan des émotions, de l’invisible, du cœur, au sentiment d’appartenance familial, culturel et social, c’est-à-dire le « NOUS ».
  • Un deuxième axe vertical qui représente le principe masculin, la fonction socialisante et séparatrice, le père physique, le père social et au niveau transpersonnel le Père céleste et l’Esprit. On peut également associer cet axe à l’archétype du Soleil, au corps, au visible, au mental, à l’affirmation de l’identité individuelle, c’est à dire le « JE »

Comme vous aurez compris que ces fonctions ne sont pas sexuées. Ce sont des fonctions psychiques et symboliques qui peuvent être exercées de façon indifférenciée par chacun des deux parents et n’importe quel individu ou institution.

 

Au fondement de notre identité, l’interdit du meurtre tout comme l’interdit de l’inceste élaborent le cadre de notre éducation, organise le lien social, structurent notre façon d’aimer, notre style relationnel et notre sentiment d’appartenance. Au commencement, se trouve donc un paradoxe. D’un côté, se trouve la fusion, vitale et incontournable au début de la vie et de l’autre côté, l’interdit de la fusion. C’est au cœur de ce paradoxe, dans l’interaction entre les fonctions cadres, que l’enfant tisse sa complexité humaine, qu’il sort du corps à corps avec sa mère (et plus largement avec sa matrice parentale), qu’il s’ouvre à l’altérité (le NOUS), à l’autonomie physique, psychique et affective (le JE) et possiblement à l’épanouissement de son Être profond (le SOI).

 

Au final, il intègre et corporalise en lui-même ces propres fonctions parentales, son propre Nom/Non afin de devenir son propre Maitre libre de s’appartenir. Enfin, c’est normalement ce à quoi nous devrions nous attendre car en fait, la réalité est tout autre.


  • Car d’une part, si l’un des deux axes fondamentaux manque ou est défaillant, alors l'individu restera englué dans sa matrice et ne pourra pas s’individualiser.
  • D’autre part, à moins de vivre caché et d’être considéré comme hors-la-loi et donc passibles de sanctions, l’humain n’a pas la liberté de vivre en dehors des lois de sa communauté et donc le droit de s’appartenir. Car en effet, l’individu vit sous l’autorité de sa matrice parentale jusqu’à sa majorité mais ensuite, par tacite reconduction et du simple fait de son inscription aux registres de l’état civil, il retombe sous l’autorité légale de la communauté à laquelle il est ligoté corps et âme. Ce qui est logique puisque tant qu’il ne s’est pas émancipé, l’individu n’est pas conscient de ses enfermements, de ses choix conditionnés et de l’illusion de son libre arbitre. Il dort, mais il ne le sait même pas. Comment pourrait-il transformer quoi que ce soit, ne serait-ce que lui-même ?
  • Mais comment  l’individu pourrait-il s’émanciper d’une communauté qui, par ses lois, ses mythes, ses dogmes fait prévaloir la fonction séparatrice au détriment de la fonction unificatrice et par conséquent, le principe masculin au détriment du principe féminin, le visible au détriment de l’invisible, le mental au détriment du cœur, l’égo au détriment de l’Être, le profane au détriment du sacré, la culture au détriment de la nature, la compétition au détriment de la coopération… et ce faisant, exclut et dissocie plutôt que d’intégrer et unifier.

 


Partie 2. La société incestueuse


Une culture toute puissante et dévoratrice

  • Notre culture est devenue une fabrique d’individu sans identité qui, coupés de leur corps, de leur cœur et de leur divine nature vivent dans l’esclavage de leurs peurs, la dictature de leur mental, mais surtout dans la totale soumission à leur Mère Patrie .
  •  Devenue toute puissante, cette culture n’a de cesse de faire reculer les limites de la souffrance et de la frustration. Et pour ce faire, elle les fait disparaître tout en douceur. Ainsi, elle dissout toutes les frontières spatio-temporelles entre la vie et de la mort, les différents âges de la vie, le sacré et le profane, l’intime et le social, les besoins et les désirs, les parents et leurs enfants, soi et l’autre...

  • Dans ce monde virtuel, l’individu finit par se faire engloutir par ce qu’il a lui-même engendré et plutôt que de le servir, le protéger et l’élever, ses institutions, ses lois, ses symboles l’abrutissent, l’isolent et le renferment sur lui-même, le coupe des Lois naturelles de la Vie, de « l’élément Terre » et de « l’essence Ciel ».

  • Le corps social se délite et laisse place à de multiples souffrances et maladies sociales : Isolement, repli sur soi, précarité psychique et économique, délinquance et violence en tous genres. Statistiquement, nous avons plus de chance de mourir au sein de notre foyer, tué par un parent, un conjoint que dans un accident ou dans une guerre. Sans parler des violences politiques, écologiques, de la maffia médicale, de la dictature des médias, …
  • L’humain détruit la Terre sur laquelle il vit, saccage les océans, pollue l’air qu’il respire, empoisonne la nourriture dont il se nourrit. Il est également le seul animal dit civilisé qui tue et sacrifie ses propres enfants. Bafoués, maltraités, violés, torturés dans l’ombre des familles et des multiples réseaux pédocriminels à l’œuvre partout dans le monde.
  • L’humain pense être libre de s’appartenir mais il délire. Par besoin de sécurité, de fidélité et d’appartenance à son clan, il s’est spolié de son Maître Cœur, a sacrifié sa liberté, annihilé son JE souverain au profit d’une pseudo identité groupale qui nourrit l’illusion d’un NOUS protecteur et sécurisant dont le mental malade est le chef tout puissant. Car il faut bien réaliser, qu’un mental sans cœur est un mental malade qui rend malade ce/ceux dont il est le chef !

  • Jusqu’où l’individu ira-t-il pour être accepté, aimé et reconnu par ses proches, sa communauté, sa Mère patrie ? Combien de trahisons, de sacrifices, de mensonges, de manipulations va-t-il encore exercer contre lui-même juste pour appartenir à ce NOUS qui enchaîne son corps, son cœur, son âme et le condamne à vivre comme un zombi, dans véritable un cercle vicieux au sein duquel plus il se débat et plus il s’enferme. Car, il faut bien comprendre que la dualité dans laquelle il se trouve conditionne l’individu à vivre sur un mode binaire. C’est à dire, un style relationnel qui consiste soit à se soumettre, soit à se rebeller et donc à reproduire toujours du connu, du même et du semblable !
  • Ainsi, nous croyons vivre sous le joug d’une société patriarcale qui prône le pouvoir, le tangible et les apparences, alors que nous vivons sous une domination maternante, subtile et invisible avec les yeux, régit par la peur et nous dévorent de l’intérieur… Comment pouvons-nous sortir de ce marasme et s’émanciper d’une culture toute puissante qui, en refusant ses propres limites, ne s’inscrit pas elle-même dans la loi de l’interdit de l’inceste ?

Une loi hors-la-loi

 

Comment la culture pourrait-elle s’inscrire dans la loi de l’interdit de l’inceste, alors que cet interdit n’est ni nommé, ni définit par ses propres lois ? Car effectivement, aussi invraisemblable que cela puisse paraître la loi de l’interdit de l’inceste ne figure pas dans le code pénal français !

 

Bien sûr, il y a une loi contre le viol, mais elle est la même pour les enfants que pour les adultes. C’est à dire que tout comme l’adulte, l’enfant qui se plaint d’un viol ou d’une agression sexuelle devra prouver son innocence et donc établir le fait qu’il n’était pas consentant, sous l’emprise de la violence, de la contrainte, de la menace ou la surprise.

 

L’innocence est la nature même de l’enfant, sa Divine Essence.  Comment la loi peut-elle demander à l’enfant de justifier sa propre nature ? Mais ce n’est pas tout, car ce faisant la loi place l'enfant en position d’adulte, nie l’inceste comme violence fondamentale, viole les fondations de sa propre culture et se substitue ainsi aux Lois de la vie et du vivant En clair, la loi se prend pour dieu le Père !

 


Ainsi, plutôt que de nous protéger et nous élever au sens noble du terme, la loi nous dépossède de notre corps , de notre sexe, de notre puissance créatrice et fait de nous des nourrissons géants. Car que fait la loi en ne posant pas clairement l’interdit ? Elle laisse tout simplement la possibilité d’une relation incestueuse ou pédophile librement consentie. Oui, cela peut vous sembler incroyable, mais c’est pourtant la réalité : La loi autorise une relation librement consentie entre adulte et un enfant.

 

Bien sûr, l’enfant à le droit de s’en plaindre et des sanctions sont prévues à cet effet. Toutefois, en exigeant qu’il prouve son innocence, la loi inverse les rôles et les places, signifie l’inceste comme une limite posée à l’enfant alors qu’elle est précisément posée aux parents et à toutes personnes ayant autorité. Par conséquent, puisqu’elle a autorité sur l’enfant, la loi elle-même est soumise à l’interdit de l’inceste.

 

D’ailleurs, c’est l’ensemble de notre culture qui semble l’ignorer.  Car en faisant de la prévention auprès des enfants, l’éducation nationale place l’enfant en position d’adulte responsable de dire non à la violence qu’il subit. Ce faisant, elle exige de lui qu’il sache repérer qu’il en va de son bien être psychique de dire non à un adulte pervers. Elle introduit de la méfiance et de la peur vis à vis de ses propres parents, mais aussi vis à vis de la sexualité et par effet miroir, vis à vis de sa puissance créatrice et de la Vie elle-même. Et surtout, elle rend l’enfant responsable de l’arrêt de la violence et donc coupable de la violence elle-même.

 

Statistiques à l’appui, on sait qu’un enfant (prévenu ou non) ne peut pas dire non. Sa vulnérabilité, son immaturité psychique et physiologique, sa soumission à l’autorité, bref, son état d’enfant fait qu’il ne peut pas dire non. Et quoi qu’il en soit, l’emprise dans laquelle il se trouve lui rend impossible cette tâche. Et quand bien même il dirait oui, c’est à l’adulte que revient la responsabilité d’assurer le non-passage à l’acte.

 

C’est pourquoi, tout comme la loi contre le viol, la prévention faite aux enfants est un véritable viol psychique qui a pour seule conséquence de culpabiliser l’enfant de la violence qui lui est faite, de sexualiser ses comportements et de réduire l’inceste à sa seule forme génitale. Tout cela participe à nourrir les confusions de langage, les représentations erronées ainsi que la culture du viol et de l’inceste.

 


L'emprise psychologique et le viol du langage

Avant d’être accompli sous une forme génitale, si toutefois elle a lieu, l’abus est réalisé sous une forme émotionnelle, affective et psychologique. Car l’inceste est un processus de dévoration psychique qui peut être vécu sans aucun passage à l’acte apparent, voir même avec le consentement de l’enfant. Ainsi, réduire l’inceste à sa seule forme génitale consiste non seulement à nier ce processus d’emprise mais également à réduire la sexualité à sa seule forme génitale et le langage aux seuls maux du corps.

 

Une relation sexuelle se conçoit dans un dialogue verbal et corporel où elle est tout d’abord suggérée, évoquée et consentie par les personnes concernées. Ce qui définit le viol ou l’agression sexuelle est justement l’absence de langage et de dialogue. Aussi, si nous admettons que la sexualité englobe tous nos sens (la vue, l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat) et donc l’ensemble de notre corps, alors nous pouvons imaginer que celle-ci peut être vécue à travers tous nos sens et sans nécessairement s’inscrire dans une forme génitale. De ce fait, nous pouvons également admettre, que le viol sexuel puisse s’exercer par tous nos sens et dans tous les sens.

Ainsi, le seul fait de projeter sur un enfant (qui est sexué et non sexualisé) un désir érotique et lui proposer un acte sexuel, est déjà un viol en lui-même. De même lorsqu’à l’instar de la loi et de la culture, on sexualise les comportements de l’enfant. Ou que l’on érotise son corps à travers des tenues vestimentaires d’adultes, sexy ou non adaptées. Ou encore lorsqu’il est pris à témoin (en otage ou comme confident) dans les histoires conjugales de ses parents. Ou plus simplement, lorsqu’il est valorisé uniquement en fonction de ce qu’il fait et non en fonction de ce qu’il est, portant ainsi la responsabilité du bonheur ou du malheur de ses parents ou des adultes qui l’entourent !

 

L’enfant élabore l’image et l’estime de soi dans une interaction incessante avec son environnement. Si les mots posés sur sa réalité sont incohérents ou n’existent pas, alors le tissage entre le réel et l’imaginaire ne peut pas se faire de façon unifiante. Ne faisant plus lien avec la réalité, le langage prend corps et sens non plus en unifiant mais en dissociant le corps, la pensée et l’imaginaire. Désincarnés, les mots structurent l’enfant dans la confusion psychique et le morcellement de son Être. Le langage, devenu « diabolique », l’empêche d’identifier ce qui lui arrive vraiment. Il est maltraité, mais il ne peut pas le penser, il ne peut pas le savoir, il ne peut donc pas en parler.


Ligoté psychologiquement, l’enfant ne peut pas accéder à la conscience de la réalité et ne peut donc pas élaborer d’estime et de confiance en lui. Au contraire il se construit dans la peur, la soumission et l’obéissance. Comme à sa naissance, Il reste identifié à l’histoire qui se raconte en dehors de lui mais lui colle à la peau. L’adulte qu’il deviendra sera comme un nourrisson géant, un pantin de bois, une coquille vide, une histoire sans parole dans laquelle le langage finit par se désagréger. Comme par exemple tous ces nouveaux jargons type SMS ou à l’instar de l’individu, les mots sont réduits à leur plus simple expression, c’est à dire quelques lettres flottantes sur un écran virtuel.

 

Cette désagrégation du langage est l’effet ultime de l’inceste qui, ce faisant, instaure au niveau socio-culturel avec la disparition du dialogue social, la censure et la dictature telle que nous la connaissons actuellement.  Finalement, on pourrait se demander si c’est l’enfant que l’on met en position d’adulte ou l’adulte qui est maintenu dans une position d’enfant ?

 

Patrie 3 - De la domination maternante à l'Amour sans-cible


Reposer la nature au cœur de la culture

A travers nos propres lois, nous voyons combien notre héritage judéo-chrétien et la pédagogie noire qui le caractérise, empreigne toujours les racines de notre culture et perpétue l’idée que l’enfant serait un pervers polymorphe qu’il s’agit de dresser afin qu’il devienne civilisé. (Dixit Freud, père de la psychanalyse dont l’enseignement trône en maitre dans les universités).  

 

Ce qui revient à dire que la nature humaine est mauvaise et qu’il s’agit de la rendre bonne par le biais des lois et de la culture. Et d’en conclure que la loi humaine est créatrice de la bonté humaine, c’est à dire supérieure aux Lois de la Vie et du cosmos.  Ainsi, à travers l’acte de naissance et la personnalité juridique, la loi sociale se positionne comme créatrice de l’Être humain et institue la vie ou la mort selon sa bonne volonté.

 

Depuis des siècles, l’enfant est diabolisé et sacrifié sur l’autel d’une pseudo culture à laquelle nous avons également sacrifié la nature (notre Terre) et notre propre nature (notre Essence Divine). Si l’inceste constitue une confusion de langage, la première serait de croire que son interdit relève uniquement d’une règle d’organisation sociale qui marquerait le passage de la nature à la culture et donc de la pulsion à la raison. Ce qui d’une part, ne fait qu’introduire une opposition entre des concepts qui tendent à s’unir et d’autre part, à nier l’intelligence de Vie.

 

La Vie est abondance infinie, intelligence pure, elle ne se détruit pas et ne se dévore pas elle-même. L’interdit de l’inceste est une Loi inhérente à la Vie qui se retrouve partout dans l’univers, la nature, chez les animaux dès lors que ceux-ci vivent dans leur état sauvage et naturel, c’est-à-dire non conditionné par l’humain.

 

En suivant l’instinct, en tant qu’intelligence de la Vie, les fleurs, les arbres, les insectes, les animaux vivent dans l’évidence de leur propre nature. On ne demande pas à un moustique, une marguerite, un rossignol ou un tigre d’advenir dans la meilleure version d’eux-mêmes, ils le sont naturellement.

 

Mais l’homme a diabolisé son instinct qui le rappelle à la nature sauvage mais aussi à sa nature profonde. Et qu’elle est donc cette nature profonde ? Il suffit de regarder un enfant pour le découvrir : l’innocence, la pureté, la spontanéité, la joie, l’Amour inconditionnel, la sensibilité, la bonté, la légèreté, le jeu, l’insouciance, le plaisir, la gourmandise, etc.

 


L’enfant à sa naissance représente déjà la meilleure version de nous-même, notre Divine Essence qui ne demande

qu’à se corporaliser, se conscientiser et se partager…

 

Ne nous trompons pas de créateur ni de création. La loi de l’interdit de l’inceste est une Loi Universelle de droit divin qui est la seule capable d’élever l’individu sur le plan de sa Conscience supérieure et de sa raison d’être humaine, c’est à dire l’Amour cosmique. Je ne parle pas ici de religion ou de spiritualité qui pourrait suggérer d’autres formes de soumission à une autorité extérieure. La Conscience supérieure n’a rien à voir avec la spiritualité. Elle est la nature même de l’Être humain. Sa source, son essence et sa raison d’être.

De même l’Amour cosmique n’a rien à voir avec l’Amour inconditionnel qui tendrait à s’opposer à l’amour conditionnel. Il est l’état qui intègre et unifie les deux. Ce que l’homme fait subir à sa Terre, il le fait à son propre corps. Ce qu’il fait subir à ses enfants, il le fait à son propre cœur, ce qu’il fait subir au féminin, il le fait à son Âme, … La loi humaine doit servir l’Être, non l’asservir. De la même façon, la culture doit respecter et honorer la nature et ce faisant, mettre l’intelligence de la vie au service de la raison d’Être humaine.

La nature a besoin de se reposer (dans tous les sens du terme) au cœur de la culture et de même,  le Sacré au cœur de la loi,  l’enfant dans son innocence,

l’Être humain dans sa Divine Essence, la sexualité dans sa pureté créatrice.

 

La fonction initiatrice des femmes

Depuis mars 2016, la loi contre le viol a été modifiée et qualifie d’incestueux les viols et les agressions sexuelles, lorsqu'ils sont commis au sein de la famille sur la personne d'un mineur par un ascendant, un frère, une sœur ou par toute autre personne, y compris s'il s'agit d'un concubin d'un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait. (art. 222-31-1). Beaucoup s’en réjouissent et voient cela comme une avancée, car le terme « inceste » est enfin posé dans le code pénal. Cependant, il est toujours du ressort de l’enfant de prouver qu’il n’était pas consentant. Autrement dit, à ce jour en février 2021, la loi autorise toujours une relation sexuelle librement consentie entre un adulte et un enfant. Ce faisant, elle viole les droits fondamentaux de l’enfant et commet un crime contre l’humanité.

 

Néanmoins, pour que la loi se transforme ne s’agit-il pas de transformer la culture ? C’est à dire, reconnaitre que l’inceste ne se limite pas à sa forme génitale, qu’il n’est pas seulement l’apanage des pères, que les petits garçons en sont tout aussi victimes et donc reconnaître la part des mères et plus largement la violence des femmes et du féminin lorsqu’il n’inclut pas le masculin.

 

La séparation d’avec la mère est peut-être le plus grand défi auquel l’humain doive se confronter. Car en effet, nous pouvons ne jamais être en contact physique avec notre père tandis que nous avons tous un passage obligé dans le ventre de notre mère. De la même façon, un géniteur peut ne jamais avoir connaissance d’être père, ce qui est tout à fait impossible pour la génitrice. Le lien de chair est là. La femme a le pouvoir de donner la vie par sa chair et ce lien charnel lui confère, qu’elle le veuille ou non, au-delà du cœur et au-delà de la raison, une toute- puissance particulière sur sa progéniture.

 

De ce fait, si l’inceste maternelle est l’ultime tabou que l’on retrouve dans toutes les cultures et traditions spirituelles, il est aussi le plus commun et le plus pratiqué dans sa dimension psychique, affective et symbolique. Et pour cause, diabolisées depuis des siècles par la religion, les femmes ont été dépossédées de leur sexualité, de leur désir, de leur plaisir et de leur puissance créatrice qu’elles sont ainsi délégué et projeté sur l’homme, auquel elles se sont soumises corps et âmes.


Ce faisant,  elles ont surinvesti leur rôle de mère au détriment de leur vie de femme sexuée et sexuelle, faisant de leurs enfants l’unique objet de leur désir et de leur amour. Pris en otage de cet amour tout puissant qui le conditionne à rester dans la jouissance de sa mère, comment l’enfant peut-il s’autonomiser ? Car, si l’enfant est le seul centre d’intérêt de la mère, alors ce n’est plus la mère qui donne vie à l’enfant mais l’enfant qui donne vie et sens à sa mère et se sent coupable, voir culpabilisé de l’abandonner ou de la trahir en sortant de son emprise.

 

Il est donc fondamental que la mère nourrisse d’autres centres d’intérêts que sa seule progéniture. Le fait d’avoir un compagnon, des amis, un travail, une vie sociale, est donc important mais insuffisant si cela est vécu sur un plan sacrificiel et non satisfaisant sur le plan personnel. Car sans épanouissement personnel, la mère ne fait que nourrir un manque d’estime et de reconnaissance d’elle-même, qui trouve bien souvent sa résolution à travers une emprise sournoise sur ses enfants et son compagnon. Ce qui ne fait qu’alimenter le cercle infernal victime, bourreau, sauveteur.

 

Il est urgent que la femme sorte de son statut de simple victime et s’éveille à sa véritable puissance. C’est à dire, qu’elle reprenne possession de son sexe, de son désir, de son plaisir et de son énergie créatrice. C’est en restituant la sexualité au cœur du sacré et en honorant la Vie en soi que la femme fera de son corps un nid d’Amour pour ses enfants qu’elle pourra, également, s’épanouir socialement à partir de sa Divine Essence de Femme.

 

Mais cela implique d’ouvrir son cœur, de descendre dans son corps et par conséquent, de lâcher le mental avec toutes les peurs que cela procure. C’est dans ce saut dans l’inconnu, en acceptant de se laisser féconder par la Vie que nous faisons l’expérience du véritable Amour. Et c’est en cultivant cette relation vivante avec la Vie, c’est à dire en acceptant de ressentir ce qu’elle nous fait éprouver à l’intérieur, que nous apprenons à nous unifier et à nous Aimer de manière divine et donc sans condition. C’est ce que j’appelle l’Amour sans-cible !

 

C’est dans cette relation d’Amour avec elle-même que la future mère peut reconnaitre l’enfant qu’elle porte comme le fruit de la Terre et de l’Univers et non comme sa propre création. C’est en faisant ce deuil de toute puissance, qu’elle institue avant même la conception de l’enfant, la loi de l’interdit de l’inceste, et qu’elle permettra à l’enfant de naitre dans sa Divine Essence, vierge de tout enfermement.


Dans cette même intention et puisqu’il est aussi l’amant de la mère, le père a une fonction précieuse à incarner. Car, lorsqu’il s’affirme dans son feu sacré, c’est-à-dire dans son désir de vie affective et d’intimité avec sa compagne, il agit en tiers séparateur. De ce fait, il permet à la mère d’épanouir une vie intime et créatrice en dehors de l’enfant et à l’enfant de faire le deuil de la jouissance avec sa mère. Mais pour ce faire, le père doit également s’accueillir lui-même dans son propre désir et sa Divine Essence d’Homme.

 

Lorsque l’énergie sexuelle entre les parents est vécue non plus dans un rapport de domination mais dans une relation vivante et sacrée, alors elle devient le feu séparateur et créateur qui permet à l’enfant de se relier à sa propre énergie créatrice, et de libérer les ressources intérieures qui lui permettront d’élaborer son propre territoire intime et privé afin de s’élever dans son identité souveraine.

 

C’est en nous enracinant dans notre puissance sexuelle et créatrice, que nous intégrons notre Divine Essence, les Lois de la Vie dont celle de l’interdit de l’inceste et que nous sortons naturellement des schémas d’amour conditionnel, possessif et dévorateur. Autrement dit, que nous passons d’un amour horizontal à un Amour vertical. Cela, non seulement vis à vis de nos enfants mais également vis à vis de nous-même et l’humanité toute entière.

 

Notre véritable Nom est celui de l’Amour, le seul capable de nous contenir, de nous unifier et de nous élever dans notre souveraineté d’Être

avec tous ce que nous sommes et seulement ce que nous sommes. A chacun de se le réapproprier et de retrouver la Liberté...

 

 

Mary Mombrun le 2 mars 2021

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Commentaires: 6
  • #1

    raymonde guerraz (mercredi, 03 mars 2021 10:30)

    tres belle analyse que j'ai envie de relire etd'etudier!bravo d'avoir sorti cela de vos entrailles si je puis dire!!!merci de nousle partager§

  • #2

    Jean-samuel Allebe (mercredi, 03 mars 2021 15:06)

    � hummmmmmmm avec plein de aime.
    qu’elle synthèse d’un sujet complexe...
    à tout bientôt.

  • #3

    jean-Marie Perrot (dimanche, 07 mars 2021 19:38)

    Merci Mary pour ce merveilleux témoignage
    Du fond du coeur MERCI
    Jean-Marie

  • #4

    Erickh (lundi, 08 mars 2021 23:08)

    Merci, de magnifiques messages qui résonnent parfaitement ...
    Quel beau parcour finalement de pouvoir en être arrivé là ...
    Il ne reste que ce qui est appeler à disparaitre, pour ensuite enfin, retrouver qui l'on est ...
    Bien à toi

  • #5

    Graff Valérie (jeudi, 18 mars 2021 09:20)

    Chère Mary, amie du �, être de toi même, j'ai écouté cette vidéo une fois, je sais que je devrais la réécouter... à cette étape je te remercie infiniment pour ce travail. Je n'ai pas d'analyse à faire, juste cette compréhension plus profonde de moi-même, encore et encore. Je m'étais arrêté à un travail avec toi, voici mon résultat puisque mon rôle n'est pas vraiment les mots. Aujourd'hui, sincèrement merci,la cagnote-don est très justifiable car ton travail ne t'aurait pas été demandé par l'institution � !!
    Très bonne et belle journée Mary Mombrun, � Valérie
    PS je ne peux pas joindre une pièce photo ici, je te l'envoie par mail.

  • #6

    Régis Faguelin (dimanche, 11 avril 2021 18:46)

    A 68 ans, en 2018, un cancer à la langue m'a fait comprendre en pleine période des fêtes de fin d'année, que ma relation avec ma mère avait toujours été incestueuse… mais pas du tout sur le plan sexuel, uniquement sur le plan de la jouissance par la bouche, par l'action de manger, de se nourrir.

    Immédiatement après avoir découvert ce fait profondément bouleversant pour moi — avec l'aide de ma psychanalyste — ma tumeur à la langue est tombée spontanément, avalée au cours d'un repas ou pendant mon sommeil, sans m'en rendre compte. Le corps médical n’en est pas encore revenu.

    Il semblerait que depuis cet évènement, mon cancer n'a désormais plus aucune raison d'exister et je ressens envers lui une sorte de reconnaissance de m’avoir en quelque sorte forcé à franchir ce cap; à cause de la menace d’une mort proche et certaine.

    La lecture de cet article à propos de l'inceste me semble donc complètement tomber dans ma problématique, dans laquelle la transgression du tabou universel (apparemment et génétiquement essentiellement sexuel) s’est déguisée dans une forme non physique, ressentie comme moralement autorisée, quotidiennement (au moins 3 fois/jour), copieusement, abondamment pratiquée à chaque repas ritualisé, d’autant plus consentie de part et d'autre que non soumis à cette culpabilité de la transgression du tabou par le seul passage à l'acte sexuel.

    Jusqu'à en partager avec ma mère une forme de jouissance boulimique quasiment orgiaque et décomplexée, laissant mon père raisonnable et sobre, complètement en dehors de mon couple incestueux — sous ses propres yeux…

 

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Mary Mombrun

 56, rue de la Pachaudière

38300 Éclose Badinières

 Port. 06 74 49 41 49

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