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Nourrir son corps, ouvrir son cœur, libérer son âme, éveiller sa conscience.


Ce texte présente les fondations de l'enseignement que la Vie m’a livrée et qui se trouve au cœur de mon accompagnement.

 

 

Introduction

Une assiette peut en cacher une autre

 L’engouement auquel nous assistons ces dernières années, envers de nouvelles formes de nourriture (bio, vivante, crue, légère, végane et même prânique) est bien le signe d’un appel profond de notre Être à vivre en cohérence avec les Lois de la Vie et du vivant. Cependant, si l’intention peut paraître honorable, le risque est de croire que l’alimentation serait une réponse à tous nos maux et deviendrait alors la solution miracle pour accéder à la santé et au bien-être. J'avoue, j’ai cru pendant longtemps.

Toutefois, ayant été moi-même végétarienne, puis végétalienne et enfin crudivore, j’ai bien été obligée de constater que cela ne m’a jamais empêchée d’être malade, stressée, en difficulté relationnelle ou en manque d’Amour. C’est pourquoi l’alimentation, aussi saine soit-elle, lorsqu’elle obéit à des dogmes peut servir juste à nourrir une bonne conscience ou encore à anesthésier nos émotions. Ce qui est, malheureusement, le triste rôle auquel elle est cantonnée aujourd’hui.

 

A force de m'inquiéter de mon assiette alimentaire, j'ai fini par négliger mon assiette intérieure, siège de notre véritable bien-être. Aussi, le grand défi de ma vie fut de comprendre le véritable sens du mot nourriture et d'élargir son champ d'application à toutes les dimensions de l'Être. Car en effet, le corps étant bien souvent réduit à sa seule dimension physique et biologique, la notion de nourriture subit le même sort en restant cantonnée à l'apport d'une alimentation purement physiologique de ce même corps. Or, vous pourrez remarquer que le terme CORPS prends toujours un S, même au singulier, ce qui laisse supposer qu'il est pluriel et que sa nourriture l'est donc tout autant.

 

Cette supposition s'est bien sûr vérifiée dans ma propre expérience qui m'a enseignée que le corps physique n'est que la face visible d'un corps psychique dont la nourriture, qui est aussi notre source première, se nomme AMOUR. Sur le plan du langage, il est intéressant d'observer que la lettre qui s'ajoute au mot PHYSIQUE pour écrire le mot PSYCHIQUE, est le C, première lettre du mot CŒUR qui peut également s'écrire et s'entendre CHŒUR (qui signifie ensemble).

 

Si le terme psychique définit, aujourd'hui, le vaste monde de l'esprit, du mental et de tout ce qui n'est pas somatique (physique), son sens premier vient du grec ancien psyché qui veut dire Âme, souffle de vie. Ainsi, notre langage lui-même semble montrer le cœur et l'Amour qui le caractérise comme étant la voie pour accéder à l'Âme et former ainsi le chœur du Corps, de l'Âme et de l'Esprit qui peuvent alors vibrer à l'unisson. Dans le texte qui suit, je développe quelques repères essentiels qui posent les fondations de l'enseignement que je propose dans la formation Métamorph'Ose.

 

Retour à la source

C'est d'abord par nécessité que mon alimentation s’est allégée au fils des années et que ma relation à la nourriture s'est totalement transformée. Car en effet, après avoir développé, au moment de mon adolescence, des troubles du comportement alimentaire (type anorexie/boulimie) accompagnés d'addictions diverses (telles qu'alcool, cigarette, drogue, ...), c'est seulement au prix d'un travail sur mes blessures d'enfant et la réconciliation avec mes émotions que ces troubles ont disparus et cela, au profit d'une meilleure estime et confiance en moi !

 

C'est donc dans l'expérience, que j'ai pris conscience du lien et du rôle fondamental des émotions dans nos comportements alimentaires mais aussi dans tous nos comportements addictifs, qu'ils soient affectifs ou autre... Cette compréhension a considérablement impacté ma vocation professionnelle et je suis devenue une experte dans la gestion des émotions, les systèmes d'emprises relationnelles, l'élaboration de la confiance en soi et la libération des ressources intérieures.

 

Par la suite ma rencontre avec un médecin nutritionniste, m'a permis d'identifier un certain nombre d’intolérances et d'allergies alimentaires qui m'ont amenée à arrêter (dans un premier temps) des aliments comme le lait et le gluten. Moi qui ne jurais que par les produits laitiers, ma première réaction fut un immense sentiment de frustration. Cependant, très rapidement j'ai vu disparaitre ma fatigue chronique et une multitude de petits symptômes physiques dont l'absence subite m'a fait comprendre combien ils étaient encombrants. Vu le bien-être émotionnel, la vitalité et le confort de vie advenu de façon aussi rapide que surprenante, je peux vous dire que finalement, il ne pas fallu beaucoup d'effort pour arrêter ces aliments. Cela a plutôt booster ma créativité culinaire afin de continuer à nourrir ma nature gourmande !

 

Mais cela ne s'est pas arrêté là, car au fil des années, ce que je pensais être des allergies saisonnières qui devenaient de plus en plus envahissantes, ont disparues du jour au lendemain avec l'arrêt des œufs. Puis en 2015, suite à un burnout out et à une inflammation carabinée de tout mon système digestif, s'en est suivi l'arrêt des céréales, amidons, légumineuses et donc, de tous les sucres lents… En sachant qu'entre temps, une aversion totale de la viande s'est abattue sur moi et avait aboutie à l'arrêt de tous les produits animaux. Alors finalement, que se trouve-t-il dans mon assiette ?

  • Une alimentation (crue ou légèrement cuite) pleine de fruits, de légumes, de graines germées, d'oléagineux auxquels viennent s'ajouter de façon très ponctuelle et selon les circonstances, les "aliments interdits" (sauf l'alcool qui me rend malade et la viande, qui me dégoute toujours autant !)

Mais surtout, j'ai décuplé les sources de plaisirs et de Joie profonde. Déjà avec une alimentation extrêmement créative et gourmande mais surtout, parce que j'ai appris à laisser circuler la vie en moi et à me connecter à l'intelligence du cœur. Car, si j'ai bien compris une chose, c'est que notre Âme ne se nourrit ni avec des carottes, ni avec "des fraises Taggada" et ce, même si elles sont "bio". L'Âme se nourrit de l'énergie d'Amour dont elle est porteuse et qui a besoin de circuler en nous afin de s'expanser et nourrir ainsi le souffle de vie qui anime notre corps physique. Sans ce souffle, le corps se dissout.

 

La circulation de l'énergie d'Amour se fait par le biais de notre cœur et en laissant s'exprimer, à travers nos paroles et nos actions, les dons, les talents et les vertus de notre Âme. Plus nous permettons à nos qualités d'Âme de s'incarner dans le corps physique et se manifester dans le monde, plus ces qualités s'expansent et alimentent l'abondance dans notre vie. Notre Âme ne se nourrit pas d'Amour, elle est cet Amour. En tant qu'expression de la Vie, elle attend juste que nous la laissions couler en nous afin d'accomplir son œuvre. Celle de nous féconder, de nous régénérer, de nous de nourrir profondément.  Elle est notre Source, notre "Essence vitale", notre part féminine, la Divine Matrice qui cherche à manifester son souffle sacré dans le monde incarné à travers notre vocation et raison d'Être humaine. 

 

Le fait de se sentir nourri est une conséquence de la célébration de la Vie en soi. C’est pourquoi, quels que soient nos choix alimentaires nous sommes conviés à jouir profondément de ce que nous mangeons. Que chaque repas soit l’occasion d’une fête du corps, du cœur et de l’esprit. Qu’à travers, les saveurs, les couleurs, les senteurs, la convivialité des gestes et des paroles, notre sensualité soit exaltée, nos émotions bénies, notre sensibilité sublimée. Car c’est dans l’éveil total de nos sens et de nos ressentis que notre Essence d’Amour, s’incarne dans la matière et engendre le jaillissement de notre Divine Nature.  

 

Ce n'est que tout récemment que j'ai introduit la dimension physiologique et alimentaire dans mon activité professionnelle. Cependant, au-delà des dogmes et de toutes les guerres autour de ce qui est bien ou de ce qui est mal pour nourrir le corps,  ce sont les clés de cette volonté d'Amour que j'ai laissé s'accomplir dans ma vie, que je souhaite transmettre aujourd'hui, afin que chacun puisse découvrir les nourritures qui lui sont propres. Celles dont il a besoin autant que celles dont il est porteur afin de nourrir l'Âme du monde.

 

L'individu est "UN divisible" !


Notre état psycho-émotionnel influe sur nos comportements et choix alimentaires autant que nos comportements et choix alimentaires influent sur notre équilibre psycho-émotionnel. Ainsi, l’hypersensibilité, les troubles de l’humeur et de l’attention, l’hyperactivité, les troubles dépressifs voire les troubles neuro-fonctionnels (tel que maladie auto immune, autisme, schizophrénie…), sont autant de symptômes générés par une alimentation non physiologique et donc toxique pour nous.

Nous pouvons donc développer les meilleures pratiques de gestion du stress et de libération émotionnelle ou avoir la meilleure alimentation du monde, si, pour une raison ou pour une autre, nous vivons dans un stress chronique permanent, (psychique, relationnel, environnemental...) alors cela impactera forcément notre capital santé.

L’individu est « UN-divisible » et le concept de santé ne peut s’envisager que de façon holistique car il prend en compte tous les plans de l’Être. C'est-à-dire, le plan physique, émotionnel, mental et spirituel qui ont chacun leur besoin et leur nourriture bien spécifique. Chaque plan est aussi appelé un corps et il est d'ailleurs remarquable que le terme "corps" s'écrive toujours au pluriel avec un "s" final. Nous avons plusieurs corps en un, entremêlés et interconnectés, qui fonctionnent en homéostasie et s'autorégulent en permanence. Aussi, nous avons besoin de manger mais aussi de respirer, boire, bouger (activité physique), dormir, se reposer, éliminer, se reproduire. Nous avons besoin de sécurité physique mais aussi de sécurité affective et psychologique.

 

Nous avons besoin d'amour et de reconnaissance, besoin d'intimité mais aussi de lien et de communication, de convivialité, de créativité et de sens, de célébration et de reliance au sacré... Lorsqu’une douleur apparaît dans le corps physique, elle est l’expression d’un besoin non satisfait aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychique. Le psychique impact le physiologique et inversement. Ainsi, un symptôme physique peut être l’expression d'un déséquilibre psychique mais le symptôme physique peut créer ou renforcer les problèmes psychiques, car tout est inter-relié. Agir uniquement sur la douleur physique ne résoudra ni le problème physique, ni la cause la psychique (psychologique, émotionnelle ou spirituelle). Lorsque vous éteignez l’alarme qui vous prévient d’un incendie, cela n’éteint pas l’incendie qui risque de proliférer encore bien plus et générer beaucoup de dégâts si vous n’agissez pas sur la cause de l’incendie !

 

Comment allez-vous?

Cette expression plutôt banale de la vie quotidienne, revêt en fait un sens originel que l’on ne soupçonne pas. Et pour cause, héritée de l’époque romaine et de la médecine hippocratique, elle s’est retrouvée, au fil du temps, amputée de son dernier mot. Aussi, on se doute aisément que la question concerne la santé de la personne à qui elle s’adresse, mais on imagine moins qu’elle concerne plus particulièrement l’état de ses selles, car à la base, l’expression était : « Comment allez-vous à la selle ? ». Cela proposait donc de faire un état des lieux de la fréquence, de la consistance, de l’odeur et de la couleur des selles, etc. Et oui, lorsque l’intestin va tout va !...

Il y 2500 ans Ils savaient déjà cela mais ce n’est que tout récemment que la science a bel et bien confirmé que notre santé physique, psychique et émotionnelle passe aussi par la santé de notre intestin qui se trouve être, en réalité, un 2eme cerveau, le premier étant bien évidement le Cœur !

 

Nous sommes constitués de 10 fois plus de bactéries que de cellules. Non seulement nous les hébergeons, mais nos cellules sont imbriquées avec et nous permettent d'être en vie. Aussi, nous avons découvert qu'elles ont un rôle essentiel non seulement sur notre psychisme mais aussi sur nos comportements (et vice versa, car tout est en interaction) !

 

Il est vrai qu’il y a 2500 ans, la médecine n’avait pas encore séparé le corps de l’esprit. L’homme était considéré comme un tout relié à la nature et à l’univers. La cause de la maladie était liée à l’état des « humeurs » et des fluides intérieurs ou encore (avec l’ère chrétienne) comme un fléau produit par les pêchers humains. On guérissait au nom de Dieu, la Foi et la religion étaient considérées comme meilleur médecin. C’est au 19eme siècle avec l’explosion des nouvelles technologies et l’accès à l’infiniment petit que l’origine des maladies fut attribuée à des causes extérieures (Bactéries, virus, microbes) … C’est donc avec Pasteur mais aussi Freud et la découverte de l’inconscient que la scission entre le corps et l’esprit fut définitivement marquée émancipant ainsi les médecins de toutes considérations philosophiques et spirituelles !...

Ainsi, pour comprendre la vie, la science la tue, la dissèque en mille morceaux qu’elle sépare minutieusement les uns des autres, en oubliant le fonctionnement du Tout et l’intelligence de la Vie elle-même ! D'ailleurs, afin de mieux « Soi Nier », la science s’est elle-même fractionnée en une multitude de spécialités - plus expertes les unes que les autres - mais qui – surtout - ne communiquent jamais entre elles. Le résultat on le connaît :

  • L’infantilisation et la fragilisation de l’Être humain qui, morcelé et en perte de sens, est devenu objet de la maladie, impuissant et dépendant d’experts tout puissant, de médicaments et de pseudo vaccins en tout genre !

Il est urgent de comprendre que les causes de la maladie tout comme les clés de la santé, se trouvent en nous et qu’il s’agit d’une part, de replacer l’Être humain non pas comme objet de la maladie mais comme sujet de sa santé et d’autre part, de le considérer comme un tout indissociable de l’environnement dans lequel il vit, de la nature et de l’univers. C'est ce que la vie c'est bien chargée de me faire savoir depuis le début de mon existence. C'est ainsi qu'à travers des expériences pas toujours très confortables, j'ai fini par comprendre que le corps est un Temple Sacré dont la moindre parcelle Divine se nourrit d'abord et avant tout d'Amour !...

 

 

De Lumière et de chair

La santé, tout comme l’Amour, la Joie et l’Abondance, est l’expression même de la Vie. Elle nous est donnée à notre naissance et dès lors que nous la cultivons en lien avec les Lois de la vie qui la régissent, elle s’entretient par elle-même. Ainsi, le corps possède une intelligence propre, des capacités d’adaptation, d’auto-régénération et d’expansion qui se mettent en œuvre naturellement sans aucune intervention volontaire de notre part.

Le corps est une véritable "baguette magique" lorsque nous le laissons œuvrer par lui-même. Il est tel un véhicule extrêmement perfectionné, doté de capteurs et de messagers qui nous téléguident dans notre vie afin d'élaborer notre Autonomie, notre Souveraineté et notre pleine Puissance. Malheureusement, coupée de la Nature et du Sacré, notre culture s'est coupé de l'intelligence du corps. Ce faisant, nous sommes devenus des êtres fragiles, soumis et dépendants. C'est à dire, l'opposé de ce que nous sommes programmés à Être.

 

Il est important de comprendre que ce n'est pas parce que nous avons un corps que nous habitons ce corps. D'ailleurs, incarner son corps est devenu une véritable gageure dans notre société qui prône une vision plutôt matérialiste et mécaniste de la vie et qui, dès la naissance, ampute ses enfants de leur Divine Nature. Or, de toute évidence nous ne sommes pas qu'une mécanique de chair et notre identité ne se limite pas à une carte délivrée par une autorité juridique.

 

Notre corps est une Divine matrice sans lequel l'Être ne peut s'incarner. Bien plus qu'un simple véhicule, il est la première émanation de notre Âme dans la matière. Car tout comme la Conscience précède toute création, la matière est issue de la lumière et lorsque l’Âme (énergie lumière) s'incarne, elle commence par créer la forme (énergie densifiée) qui va lui servir de matrice dans le monde de la matière.

 

Ainsi, le corps physique est le pur reflet de l’Âme dont la mémoire est inscrite dans les cellules corporelles.

 

A l'instar du tube digestif qui nous traverse et par lequel la nourriture physiologique entre et sort en permanence, notre corps est tel un canal par lequel circule un flux d’énergie qui constitue en même temps la source, la substance et la nourriture de l'Être. Cette énergie, qui n’est rien d’autre que de l’information vibratoire, s'inscrit dans un modèle mathématique appelé « Torus » dans lequel elle circule en boucle, s’auto régénère et s’expanse à l’infini. (Voir schéma ci-dessous)

 

Aussi, pour comprendre comment circule, s'unifie et se manifeste concrètement l'énergie d'Amour dans notre corps et notre vie, il est nécessaire de développer une vision globale et intégrative de la réalité en s'ouvrant à la dimension subtile de l'Être et à l'inconnaissable. Ce que, désormais, la physique quantique fait très bien. Ainsi, la vie est sous-tendue par des énergies qui semblent s'opposer mais se complètent et interagissent sans cesse entre-elles. Ces énergies se trouvent partout dans le monde manifesté et traverse l'être humain qui se décompose en deux grandes dimensions énergétiques qui correspondent également à deux plans de conscience :

  • 1- Une dimension Matière (Le corps physique, énergie densifiée, yang) qui représente son véhicule sur terre. Cette dimension est limitée dans le temps et dans l'espace. Elle est donc périssable. De ce fait elle est naturellement investie d'une vibration de peur et vit dans une quête permanente de protection et de sécurité. C'est notre dimension humaine, notre "Élément Terre", notre "petit soi", notre "Moi Je" dans laquelle se trouve la conscience mentale qui nous donne accès à l’expérience de nous-même en tant que corps physique, corps mental, corps émotionnel. Ce niveau de conscience est limité. Il perçoit la vie et le fonctionnement du monde sous l’angle de la dualité, de la séparation, de l’opposition (grand/petit, ombre/lumière, bien/mal, blanc/noir, action/réaction…). Cette dimension est également associée au PLAN HORIZONTAL (ou transversal) qui représente en astrologie l’axe de la relation (Bélier/Balance - Je/Nous) dans la croix d’incarnation.
  • 2- Une dimension Lumière (Le corps psychique, énergie subtile, yin) qui représente l'Âme et plus largement l'Être. Cette dimension, illimitée dans le temps et l'espace, est non périssable. En tant que source Divine, elle est naturellement investie d'une vibration d'Amour et n'a qu'une seule quête : Être, prospérer et s'expanser. Elle est notre souffle vital, notre "Essence Ciel", notre "grand SOI", là où se trouve le supra-mental qui se situe au-delà du mental et fait référence à la Conscience « JE SUIS ». Cette dimension perçoit la vie et le fonctionnement du monde de façon continue, globale et unifiée. C’est un niveau d’expérience où nous saisissons toutes les facettes de la réalité comme un tout indissociable, et dans laquelle nous percevons « l’autre » et « le monde extérieur » comme faisant partie intégrante de soi-même. Cette dimension est également associée au PLAN VERTICAL qui représente en astrologie l’axe de la réalisation de Soi (Cancer/Capricorne - Racine/Fleur) dans la croix d’incarnation. L'être humain peut donc s'inscrire dans un cercle tout comme l'inspire la représentation graphique du Tao, la charte du zodiaque ou encore l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci et qui n'est pas sans rappeler la forme du Tore.

 

Ces deux dimensions (l'une régie par la peur, l'autre par l'Amour) sont animées par des forces opposées mais complémentaires qui sont faites pour fonctionner ensemble et sont totalement indissociables. Le corps physique étant l'expression et le support du corps psychique. Tout comme dans la nature et l'univers, la vie nait de la tension et l'interaction incessantes des énergies qui s'attirent et se repoussent. C'est la loi du Tao. C'est donc également dans ce jeu de la dualité, que se structure et nait peu à peu l'Être Humain. C'est à dire, l'union et la fusion du corps de Lumière (l'Être) avec le corps de chair (l'Humain).

 

Mais au commencement, à notre naissance,

nous ne sommes ni dans la conscience d'avoir un corps, ni dans la conscience d'Être.

 

La première étape du processus d'incarnation, passe donc par un processus de conscience et connaissance de soi et du monde qui nous entoure. Cette étape est indispensable à la structuration de notre conscience mentale, au développement de la personnalité (l'Ego), à l'élaboration de l'identité sociale et au processus d'individuation. C'est à dire, la capacité à se sentir un individu à part entière, séparé et différent de la matrice parentale originelle.

 

Cependant, je parle d'identité sociale car au commencement (et je le développe un peu plus loin) du fait des caractéristiques de notre culture, rares sont ceux qui ont conscience de leur nature et identité Divine. La priorité est donnée à la structuration mentale, à la connaissance des règles et lois sociales, à la réussite matérielle et malheureusement, très peu à l'élaboration de la conscience corporelle, la connaissance des lois de la vie, l'intelligence du coeur et encore moins à la dimension sacrée du corps qui est plutôt considéré comme tabou.

 

Dans ces conditions, comment développer une véritable autonomie et une réelle confiance en soi ? Car la confiance en soi, n'est rien d'autre que la confiance en notre véhicule terrestre qui passe par l'écoute et la prise en compte de nos perceptions et ressentis internes (émotions, sensations, instinct, intuition...). Ce à quoi ne nous invite guère notre éducation, qui bien au contraire les diabolise. Ici sur cette terre, et pour l'instant, nous sommes à l'école du corps con et non du corps intelligent. Mais cela se comprend aisément puisque nous ne fonctionnons que sur le plan de la conscience mentale.

 

 

Développer sa conscience corporelle


La conscience corporelle représente la conscience d'avoir un corps avec des besoins à satisfaire et des ressources à manifester. Elle participe de notre sentiment d'exister et d'être en vie et nous permet d'évaluer notre état intérieur (bien-être/mal-être) et si besoin, d'activer les ressources nécessaires afin de combler les manques et maintenir un état de santé. En ce sens, la conscience corporelle est une véritable boussole qui nous permet, lorsqu'elle est intégrée :

  • De nous autonomiser dans la satisfaction de nos besoins,
  • De libérer nos donc, nos talents, nos vertus et qualités personnelles
  • De nourrir notre sentiment de sécurité intérieure, de confiance et d'estime de soi
  • De définir et affirmer notre territoire intime et privé
  • De favoriser le processus d'individuation et de réalisation de soi...

La conscience corporelle est intimement liée à la confiance corporelle, car elle s'élabore dans l'écoute, la reconnaissance et la prise en compte des impressions, sensations, réactions qui se manifestent en nous. Par exemple, la faim, la soif, la température, la sécurité, l'équilibre, les crispations, les tensions, l'humeur, le stress, toute la gamme des émotions et des sentiments, l'intuition ainsi que les perceptions subtiles ou extra sensorielles.

 

C'est la conscience du corps physique qui se développe en premier lieu, mais elle est vouée à s'élargir à tous nos corps (mental, émotionnel et spirituel) puisque normalement, au fur et à mesure de notre évolution, nous développons et affinons notre sensibilité à travers tous nos sens et accédons ainsi à la Conscience unifiée, notre grand SOI.

 

Notre niveau de conscience corporelle est donc en interaction avec le niveau de satisfaction des besoins de nos différents corps et la relation que nous entretenons avec notre sensibilité. Plus nous sommes dans la présence et dans la sensibilité aux messages de notre corps, plus notre conscience corporelle s'élargit à nos corps subtils et plus notre véhicule terrestre est performant et en capacité de nous téléguider de façon autonome, cohérente et efficace. En clair, si notre corps physique arrête de grandir, notre corps psychique, lui ne s'arrête jamais !

 

La douleur, une alliée précieuse

Notre culture a plutôt tendance à qualifier de douillet ou de mauviette, celui qui est sensible à la douleur. Or, la douleur n'a rien de négatif. Bien au contraire, elle est une alliée précieuse voire indispensable. Être sensible à la douleur serait donc plutôt une qualité.

La douleur existe aussi bien sur le plan physique que sur plan psychique. Car en effet, les émotions douloureuses sont à notre corps psychique ce que les sensations douloureuses sont à notre corps physique. C'est à dire, des messagers qui nous avertissent :

  • D'un déséquilibre intérieur
  • D'un besoin à satisfaire
  • D'une ressource à activer, afin de satisfaire le besoin, guérir la blessure (physique ou psychique) et rétablir ainsi l'équilibre et le bien-être.

Par exemple, si vous vous blessez, votre corps va manifester une douleur, afin que vous puissiez agir de façon efficace et cohérente vis à vis de la nature de la blessure… De même, grâce aux sensations de faim, de froid, de soif, d'étouffement ou d'insécurité diverses ... qui sont toutes "des douleurs", nous allons pouvoir satisfaire les besoins physiologiques de notre corps.

 

La douleur est donc indispensable pour identifier et satisfaire nos différents besoins vitaux. Et lorsque nos besoins sont satisfait, alors une sensation agréable de bien-être et de sérénité s’installe…

 

La douleur émotionnelle

Si la douleur physique nous parle de nos besoins physiques ou physiologiques, la douleur émotionnelle exprime, quant à elle, nos besoins affectifs, psychologiques et spirituels. L'apparition d'une émotion est donc toujours justifiée par un déséquilibre intérieur qui nous signifie que nous devons activer une ressource afin de combler un manque, satisfaire un besoin et retrouver ainsi un état de confort et de bien-être.

 

Malheureusement, elles sont en général perçues comme "des emmerdeuses » et plutôt que d’accueillir leurs messages avec bienveillance, nous mettons en place (avec l’aide de notre saboteur) des résistances pour tenter de les contrôler, voire de les anesthésier. Ce qui a pour conséquence de nous couper de nos ressources intérieures et de générer des perturbations émotionnelles encore plus importantes. Nous devons donc discerner :

  • Les émotions, qui sont des messagers de vie au service de la satisfaction de nos besoins...
  • Les résistances émotionnelles, qui est l'effort conscient ou inconscient (lutte ou fuite ou anesthésie) visant à ne pas ressentir la douleur ou sensations désagréables.
  • Les perturbations émotionnelles, qui est la souffrance produite face à la résistance émotionnelle et à la non satisfaction de nos besoins.

La souffrance émotionnelle = Douleur émotionnelle X résistance émotionnelle

 

Douleur et souffrance

Que se passe t-il lorsque nous n'accueillons pas les messages de la douleur physique ou émotionnelle ?

  • Alors qu'elle devrait être une information passagère, la douleur s'installe dans la durée et s'accentue. Dans un premier temps, il y a un phénomène d'adaptation à la douleur et d'augmentation du seuil de tolérance, mais progressivement (puisque ce n'est pas parce qu'on éteint l'alarme que le feu s'éteint, bien au contraire) le déséquilibre s'accentue, l'épuisement survient et la souffrance apparait en plus de la douleur.

Il s'agit donc de discerner la douleur (physique ou émotionnelle) saine et vitale avec la souffrance qui est "optionnelle et subjective" puisqu'elle est l'expression d'un terrain dégénératif plus profond. Vous comprendrez donc aisément que si la douleur est nécessaire à l'identification et la satisfaction de nos besoins, la souffrance ne l'est pas. Cependant, douleur et souffrance sont bien souvent confondues, ce qui entraine inévitablement la confusion entre émotion et perturbation émotionnelle qui, elle-même, génère la mise en place d'actions/réactions aussi incohérentes qu'inefficaces puisqu'elles nous maintiennent dans le déséquilibre. Nous nous retrouvons alors dans un processus d'auto sabotage et dans un sacré cercle vicieux !

 

Les messagers de Dieu !

Avant d'aborder les mécanismes de résistance émotionnelle et "d'auto-sabotage", il me semble important d'examiner de façon plus précise le rôle et le fonctionnement de nos émotions. Personnellement, je les nomme "les messagers de Dieu". Car en effet, à bien y regarder, elles nous guident vers l'activation des vertus, des qualités, des dons, des talents que notre Âme à besoin de libérer et épanouir. En ce sens elles recèlent de véritables trésors et nous permettent de manifester le Divin en nous à travers notre pouvoir créateur.

 

L'étymologie du terme émotion nous apprend qu'il s'est construit à partir du latin emovere, lui-même issu de ex et movere, soit "hors de" et "mouvoir/susciter". Une émotion est une énergie de vie qui vient susciter un mouvement, une mise en action afin de satisfaire un besoin. Prenons, par exemple, chacune de nos quatre grandes émotions :

  • La peur apparaît face à un danger (réel ou imaginaire) physique, affectif ou psychologique. Elle exprime un besoin de sécurité, de protection, de repère ou de clarté. Enfant ce sont nos parents qui prennent en charge ces besoins. Cependant, leur éducation doit nous permettre aussi de nous autonomiser et donc de satisfaire par nous-même nos besoins de sécurité. Aussi, lorsque nous ressentons de la peur, de l'angoisse ou de l'inquiétude, nous sommes invités a oser exprimer, par exemple, notre besoin de clarté, de compréhension afin d'obtenir les informations et repères suffisant. Ou encore à développer l'initiative, le courage, l'audace, ... de trouver nous-même nos repères. Ou encore apprendre à écouter notre intuition, à développer notre discernement, notre bon sens et élaborer ainsi la confiance en nous et en notre guidance intérieure… Lorsque nos besoins son satisfait alors, la peur disparait pour laisser place à toutes sortes de nouvelles ressources et un profond sentiment de sécurité intérieure. Si nous mettons en place des résistances émotionnelles, alors la peur et le sentiment d'insécurité s'installent dans la durée et fait de nous des êtres peureux, immatures, soumis et dépendants des autres.
  • La colère apparaît lorsqu’il y a une transgression ou un abus de notre territoire physique, affectif ou psychologique. Elle manifeste un besoin d’intégrité, de respect, de justice, de reconnaissance et nous invite à libérer notre puissance créatrice, l’affirmation de notre territoire personnel, l’expression de nos valeurs, de notre personnalité, de notre charisme et également nos capacité relationnelles, d'écoute, de communication, de dialogue... La liste peut être longue ! Lorsque ces besoins sont satisfait alors la colère disparait et laisse place à un sentiment de paix et de valorisation personnelle. S'ils ne sont pas satisfaits, alors nous risquons de nous installer dans un sentiment de colère, de dévalorisation et d'injustice permanent. Face à cela, soit nous retournons la colère contre nous dans un profond sentiment d'impuissance et développons "le syndrome de la victime". Soit, nous projetons la colère contre les autres et devenons colérique, voir violent ou encore nous développons "le syndrome du sauveur du monde" en militant contre toutes les misères et injustice de ce monde. Il y a souvent une alternance entre ces deux états.
  • La tristesse apparaît face a une rupture, une séparation, une perte, une frustration… C'est une émotion complexe qui contient toutes les autres et se déroule en plusieurs phases. Car en effet, la tristesse est associée au processus de deuil qui tel que décrit par Elisabeth ‎Kübler-Ross, contient 5 grandes phases : le déni, la colère, la négociation, la déprime et la peur puis enfin l'acceptation). Ainsi, la tristesse nous apprend à nous séparer de l'ancien (de ce qui meurt, nous quitte et disparait) pour faire face au nouveau et donc à devenir autonome sur le plan affectif. Ce faisant, elle nous permet d'incarner nos limites d'humains en tant qu'être limité dans le temps et l'espace. La tristesse exprime un besoin d’accueil, d’écoute, de tendresse, d'amour et de réconfort… Elle nous invite à développer l’acceptation, le lâcher prise, l'humilité, la patience, la foi, la confiance en la vie (...) et l’ouverture à l’inconnu, à l'inconfort, au changement, à la métamorphose et donc au renouveau. Lorsque nos besoins sont satisfaits, alors nous nous installons dans un sentiment d'Amour, de bienveillance vis à vis de nous-même et de nos fragilités, de celle des autres et du monde qui nous entoure. Si nos besoins ne sont pas satisfaits et selon l'étape de la tristesse dans laquelle nous sommes restés bloqués, alors nous allons nous installer dans la mélancolie, la déprime, voire de la dépression ou encore dans le déni de la réalité, la colère permanente, la peur, le syndrome de la victime et du sauveur.
  • L'émotion joie apparaît lorsque nos besoins corps, cœur, âme, esprit sont satisfait. Cependant, elle s’installe définitivement en sentiment de Joie (durable) si on l’accueille pleinement et qu'elle est partagée avec les autres. Dans la Joie se trouve un besoin de fête, de célébration, de réjouissance avec les autres afin de la multiplier et de l'expanser tout autour de nous. On dit de la joie qu'elle est contagieuse… La Joie nous invite développer le sens des rituels et de la célébration de la vie en nous, la convivialité, le plaisir, le partage, le don de soi, la transmission, la communication, le lien, la manifestation de notre puissance créatrice (...) Si nos besoins sont satisfait alors nous déployons notre rayonnement intérieur qui féconde les autres, ensemence et éclaire le monde. Si nos besoins ne sont pas satisfaits, alors nous pouvons nous sentir frustré et sombrer alors dans la tristesse, le sentiment d'impuissance ou la colère...

 

Bien entendu, nous pourrions écrire un livre sur chacune de nos émotions car leur palette est grande ainsi que les ressources qui vont avec. Cependant, nous pouvons constater que quel que soit l'émotion concernée, lorsqu'elle est entendue et accueillie dans son message, elle nous amène toujours vers plus d'autonomie, de Conscience, de responsabilité, de puissance et de joie. Alors, me direz-vous, comment faire pour accueillir et comprendre leurs messages ?

 

Individuation et processus d'unification


La fonction alchimique et symbolique du cœur

La nature est inspirante pour comprendre le fonctionnement de l’Être humain. De la même façon, la physiologie humaine en dit beaucoup sur le fonctionnement de l’Être symbolique que nous sommes. C’est à dire, un Être qui dépasse sa seule forme visible. Ainsi, chaque organe physique retrouve son équivalent dans l’Être psychique. C’est ce que le décodage biologique nous montre et nous démontre. Au début de ce chapitre, je comparais le corps à une sorte de tube digestif qui nous traverse et permet la circulation et l’expansion de la vie en nous. Mais quel est le moteur qui permet cette circulation ?

 

Sur le plan physiologique, le cœur à une fonction centrale, car c’est lui, en tant que pompe, qui permet la circulation du sang et ce faisant, engendre la distribution des nutriments spécifiques à chaque organe et à chaque cellule de notre corps. Sur le plan symbolique, c’est strictement la même chose, car c’est également le cœur qui fait circuler l'Amour, l'Essence de la Vie ainsi que l'information vibratoire dont, notamment, celle des émotions, etc. Par contre, si sur le plan physiologique le battement du cœur se fait de façon automatique, sur le plan symbolique, ce n’est pas le cas. Les mouvements d’ouverture et de fermeture du cœur, même s’ils sont souvent inconscients, sont volontaires et peuvent être totalement conscients et maitrisés.

 

L’expérience amoureuse nous fait comprendre que le cœur s’ouvre lorsqu’il aime et non, lorsqu’il est aimé. Cela veut dire tout simplement que rien ni personne n’a le pouvoir d’ouvrir notre cœur. Nous seul détenons cette capacité qui appartient à notre libre arbitre. Aussi, nous pouvons observer que lorsque nous aimons, non seulement notre cœur s’ouvre mais tous nos sens s’éveillent et s'exaltent également tel un chœur prêt à vibrer à l'unisson. Car en effet, ils entrent en état de réceptivité maximum afin de laisser circuler et vibrer ce précieux fluide d’amour avec la personne aimée. On retrouve ce phénomène dans tous les états d'extase.

 

Ainsi, ébloui par son image nous percevons son reflet dans la beauté du monde qui nous entoure et que nous percevons, tel un miracle, en chaque chose. Le chant des oiseaux, le murmure du silence et le bruissement du monde s'accordent dans une mélodie enchanteresse. La douceur de ses mains tout comme les caresses indécentes du vent nous font frémir. Le feu intense et vibrant du désir déshabille tous nos secrets et nous enivre tout autant que l'odeur de sa peau, celui des fleurs sur la table, de l’encens qui brule et même de la pluie qui tombe. Tout devient merveilleux, magnifié, le goût de la vie devient fruité et nous sommes tellement nourrit par cette énergie d’Amour qui coule en nous que nous n’avons plus faim !

Cette petite démonstration afin de bien comprendre que l'Amour ne se pense pas et ne se vit pas dans la tête. Il s'éprouve, se ressent dans la chair, traverse tous nos sens, imprègne et irradie tout le corps. Aimer consiste à accueillir et ressentir la Vie en soi. C'est alors, que l'Amour, le sang de la Vie, peut couler en nous et accomplir sa fonction nourricière dans chaque parcelle du corps et de l'Âme. De même, l'action d'accueillir et laisser couler la Vie en soi consiste à Aimer, non pas la situation extérieure que nous vivons, mais ce qu'elle nous fait ressentir à l'intérieur.

 

C'est pourquoi, accueillir une émotion ou n'importe quelle part de soi, passe toujours par le même procédé qui consiste à lui ouvrir notre cœur et à éprouver, si ce n’est de l’Amour au moins de la bienveillance à son égard, afin d'entrer en résonance avec "le corps émotionnel" et comprendre ainsi son message. La réponse se fait toujours à partir du cœur. Cependant, le cœur a sa raison que la raison ignore, il ne s'agit donc pas d'attendre que cette réponse se manifeste via notre mental car la raison du cœur est l'Amour dont le langage spécifique est celui de l'imaginaire et de l'intuition.

 

Pour résumer : L'ouverture du cœur permet la circulation de l'information émotionnelle, la distribution de cette information aux dimensions concernées, sa réception et sa compréhension puis l'expression de la réponse qui se manifeste à travers l'intuition. En tant que langage du cœur qui a une vision beaucoup plus large que celle du mental, l'intuition nous donne toujours l'action la plus juste, la plus cohérente et la plus efficace à mettre en œuvre. J'avoue que cette dernière étape est bien souvent la plus difficile et peut générer la fameuse "prise tête" entre le cœur et la raison que nous connaissons tous. C'est ce qui me fait dire qu'apprendre à écouter son intuition c'est bien, mais savoir lui obéir, c'est encore mieux !

 


Le cœur agit tel un alchimiste qui a le pouvoir de dissoudre tout ce qui ne lui ressemble pas. Lui seul possède le don de métamorphoser le plomb en or. C'est à dire, de transmuter nos émotions en ressources d'Être et ce faisant, générer la fusion et l'unification de notre corps de matière avec notre corps de lumière. La raison intellectuelle, quant à elle, agit sur le plan mental et si nous avons besoin de cette dimension afin de traduire de façon rationnelle le langage du coeur, elle n'a aucun pouvoir de transmutation. Pourtant, force est de constater que nous lui déléguons en permanence la gestion de nos émotions. Mais croire que notre mental peut gérer nos émotions est aussi ridicule que croire que notre cerveau à la faculté de digérer notre repas de midi, ce qui est le rôle de notre système digestif. Bien entendu, le cerveau et le système digestif sont en interaction et nécessaires l'un à l'autre. De la même façon, il ne s'agit pas de choisir entre le cœur et la raison mais de les faire dialoguer et œuvrer ensemble. Pour ce faire, il s'agit de bien repérer quels sont leurs langages respectifs et comment ils fonctionnent.

 

L'intuition et l'instinct, nos guides pour la Vie

Sur le plan physiologique notre cœur et notre cerveau ont des fonctions et des besoins bien spécifiques qui servent tous le même intérêt soit, le fonctionnement et la coordination de nos organes et de nos cellules. Après avoir longtemps donné le rôle de chef d'orchestre à notre cerveau, la science découvre peu à peu que le chef ne serait pas celui qu'on croit, notamment avec la découverte de la fonction neurologique de l'intestin, mais aussi de celle du coeur. Cependant, une chose est certaine, nous ne pouvons vivre ni sans cerveau, ni sans cœur.

 

Sur le plan psychique, c'est la même chose, le cœur et le mental ont des fonctions et des compétences différentes et complémentaires. Ces deux formes d'intelligence s'expriment chacune à travers leur langage spécifique et nous guident dans les manœuvres à effectuer dans notre vie afin d'accomplir notre raison d'Être humaine. Ainsi, nous savons que l'imaginaire caractérise le langage du cœur et que l'intellect définit celui du mental. Mais ce que nous savons moins, c'est que si l'intuition est la voix du cœur, l'instinct guide et gère le plan mental. Je propose donc d'aller rencontrer plus précisément ces deux formes d'intelligence du corps qui sont nos deux grands guides pour la vie :

  • L’INTUITION est la voix de notre Corps de Lumière et donc, de notre Conscience supérieure (le grand Soi). Elle se manifeste par le canal du cœur et utilise tous nos canaux sensoriels et extra-sensoriels, c'est à dire notre sensibilité. On parle ainsi de clairvoyance, de clairaudience, de clairsentience, de clairconnaissance, etc. Irrationnelle, subtile, légère, audacieuse, elle se reconnait facilement à son enthousiasme et ses élans spontanés. Elle est motivée par le besoin d’Aimer et la Joie liée à notre expansion. De ce fait, elle a toujours tendance à nous sortir de notre zone de confort et à nous pousser vers l'inconnu afin d'accomplir notre raison d'Être humaine.

Nous avons tous de l'intuition, cependant elle se manifeste à travers des couleurs différentes selon les dominantes de chacun (clairvoyance, clairaudience, clairsentience, clairconnaissance). Lorsque nous sommes dans la présence à nous-même, autrement dit, dans la conscience corporelle, alors nous sommes d'autant plus réceptif à ses messages qui nous donnent toujours les réponses justes, cohérentes et efficaces face à l'adversité de la vie. Libre à nous de lui obéir ou non.

 

L'intuition, c'est la petite voix qui dit « Oh, oui ! » et la seconde d’après,

c'est la voix de la raison (instinct protecteur) qui s'empresse de dire « oui, maaaaiiiis" !… 😬

 

Aussi, afin de s'incarner, la voix de l'intuition doit coopérer et s'accorder avec la voix de la raison. Il est intéressant d’observer que le siège de l’intuition se trouve au niveau du sixième chakra (le troisième œil), qui est aussi le siège du discernement, de la conscience inférieure et de la Conscience supérieure.

 

  • L’INSTINCT est la voix de notre corps de matière et donc, de notre conscience inférieure (le petit soi). Il se manifeste par le biais du mental et utilise également nos sens physiques. (Faim, froid, chaud, soif, douleur, peur, etc). Si l'intuition nous guide dans notre besoin d'expansion, l'instinct, lui, gère notre survie et les affaires courantes de tous nos besoins primaires. Il se rattachent donc à la conservation de l'individu biologique (nutrition, défense), à la conservation de l'espèce (comportement sexuel), à la vie de groupe (instincts dits grégaires et instincts de vie sociale). Comme il gère notre part périssable, on le reconnait facilement à sa nature peureuse. Il est plutôt craintif, méfiant, prudent et cherche à nous maintenir dans une zone de confort et de connu . Il est surtout motivé par l'absence de douleur, la recherche de sécurité et de ce fait par le besoin d'être aimé et protégé.

Le siège de l'instinct se trouve au niveau du chakra racine qui est aussi le siège de la peur (violence fondamentale) et celle de l'énergie vitale (pulsion de vie, désir). Il représente la part commune que avons avec le monde animal et peut s'exprimer de façon inconsciente, irréfléchie, anarchique voire même violente. Pour s'humaniser, l'individu doit donc apprendre à maitriser son instinct afin de le transmuter en Puissance créatrice au service de la Conscience supérieure, le Soi. Mais pour se faire, il ne s'agit pas de le contraindre ou de le réprimander, mais plutôt de l'associer à l'éclairage du cœur et de l'intuition. Cette coopération entre l'instinct et l'intuition, essentielle dans le processus d'humanisation, aboutie à terme, à la fusion entre ces deux dimensions qui s'unifient et œuvre ainsi en seul chœur.

 

Ainsi, la satisfaction de nos besoins primaires ne doit pas se faire au détriment de nos besoins dit secondaires. Bien évidemment, si nos besoins de sécurité primaires ne sont pas satisfaits et que nous vivons dans la peur permanente, alors nous seront dans l'incapacité de nous préoccuper de nos besoins d'expansion et de réalisation. Il y a des périodes de vie ou certains besoins semblent ne pas exister ou être passé au plan secondaire. Par exemple, un nourrisson passe ses journées principalement à manger, dormir, éliminer et ne se préoccupe pas de son besoin de sens et de réalisation personnelle. Cependant, il a besoin d'amour, de tendresse, d'écoute et de communion avec tous ce qui l'entoure. Il est donc dans une reliance permanente au sacré. Nous savons aujourd'hui, grâce à des observations faites dans des orphelinats en surpopulation, que les nourrissons en manque d'amour et de communion avec ce qui les entourent, meurent. Et cela même s'ils ont leur ration alimentaire chaque jour. Aussi, existe-t-il vraiment une hiérarchie dans les besoins ? Ne sont-ils pas présents à chaque instant à des niveaux plus ou moins subtils ?

Nous pouvons constater qu'au début de notre vie et je dirais, les 30 premières années, la priorité est donnée à l'édification du corps de chair, à la structuration de la personnalité ainsi qu'à la satisfaction des besoins d'appartenance. Ce faisant, la primauté est donné au mental et à l'Ego, sans lesquels nous ne pourrions pas survivre dans le monde incarné et définit comme étant "civilisé". Malheureusement, la satisfaction de ces besoins de survie au sein de notre clan se fait aux détriments de ceux liés à l'épanouissement de notre Être et selon le milieu dans lequel nous évoluons, les valeurs du cœur, de l'intuition et de la réalisation de soi risquent d'être mise à rude épreuve durant cette période. Cependant, il arrive un moment où nous ne pouvons plus faire l'impasse sur notre raison d'Être humaine et la chenille en nous a besoin de devenir papillon et déployer ses ailes.

 

Ce besoin d'individuation s'exprime, en général, vers l'âge de 30 ans. L'individu commence alors à se dépouiller de ses enfermements et de ses déterminismes sociaux et s'ouvre à la dimension du cœur et de l'intuition. Entre 30 et 40 ans, il n'est pas rare de voir les individus s'engager dans des démarches de développement personnel, de spiritualité et/ou de "vivre autrement". Mais cela peut aussi commencer bien avant. Le grand problème de cette nouvelle phase, qui est aussi la dérive de beaucoup de mouvement "New Age", est de diaboliser l'égo, le mental et tout ce qui à trait à la personnalité. Car en effet, la dimension l'égo, du mental et de la personnalité sont tout aussi indispensables que la dimension du cœur, de l'intuition et de l'ouverture au sacré. Il n'y a rien qui ne soit pas sacré et Divin. Aussi, pour permettre l'incarnation du corps de lumière (notre Essence Ciel) dans le corps de chair, il s'agit de permettre l'unification et la fusion des corps et donc la coopération entre l'intuition (le cœur) avec l'instinct (l'égo).

 

Il ne s'agit donc pas de choisir entre l'un ou l'autre, mais de permettre l'un et l'autre. Si nous cherchons à choisir entre l'un ou l'autre, alors à notre insu et quoi qu'on en dise, notre instinct de survie favorisera toujours le mental quitte à se réfugier derrière un énorme "égo spirituel" qui affirmera exactement le contraire. Mais pour bien comprendre ce processus, il s'agit de bien comprendre l'action de notre "saboteur intérieur" que j'aborde juste un peu plus loin.

 

Intuition et enfant intérieur

Puisqu'elle est l'expression de notre "Essence Ciel", l'intuition est présente dès notre naissance. Cependant, ce sens intuitif, comme tous les autres sens, n'est absolument pas conscient étant donné que le petit enfant n'est pas encore dans la conscience d'Être. Ainsi, au début de sa vie, le bébé puis le petit enfant n'ayant pas encore structuré son enveloppe mentale et son "Moi Je" est dans la pure expression de son Être. Ce qui lui vaut, d'ailleurs, la réputation d'être un "Ange" ou la capacité de communiquer naturellement avec eux ! A notre naissance, nous possédons donc déjà les qualités essentielles de notre Être. C'est à dire, la sensibilité, la spontanéité, l'intuition, l'Amour, la joie, la créativité, l'innocence, la pureté, etc.

 

Cependant, pour permettre à ces ressources "Essence Ciel" de s'incarner et s'exprimer durablement, nous avons besoins de sentir qu'elles ont autorisées et permises. Et c'est là où ça se gâte, car tel que déjà énoncé, la priorité est naturellement donnée à la structuration du mental, de la personnalité et de l'égo qui malheureusement, dans notre culture, ce fait non pas en association avec l'Être, mais en le rejetant et en nous dissociant de lui.

 

Lorsque nous parlons de l'Enfant Intérieur, nous avons souvent tendance à le réduire à la dimension de l’Enfant blessé en nous. Cependant, l'enfant intérieur représente plus largement et plus précisément l'incarnation de notre Être créateur dans la matière. C'est à dire, l'expression vivante de notre sensibilité et de nos ressources d'Être qui sont reliées de fait aux qualités innées de l'enfant et de l'enfance qui le caractérise. C’est pourquoi, l’Enfant Intérieur représente notre Joie d’Être, il porte en lui nos dons, nos talents et tous nos trésors. C’est lui le magicien de notre vie. Lorsque cette dimension sensible et créatrice est empêchée d'exister alors cela crée l’enfant blessé en nous avec tous son sac de chagrins, de peurs et de besoins non satisfaits. Mais derrière ce sac de nœuds émotionnels se trouvent notre malle aux trésors dans laquelle se trouve aussi notre intuition.

 

Saboteur, survie et processus de dissociation


L'emprise du mental

Dans notre monde occidental, l'ensemble du système social, économique, politique, éducatif... fonctionne et favorise le plan de la conscience duelle qui oppose, coupe et sépare la réalité en terme de bien/mal, blanc/noir, vrai/faux, grand/petit, ombre/lumière, action/réaction…). Cependant, lorsque nous fonctionnons uniquement sur ce plan de réalité, alors, non seulement nous sommes coupés de notre Maître cœur, de notre intuition et de toutes les richesses de notre enfant intérieur mais nous laissons également toute la place à notre mental/égo qui prend les commandes et investit alors la place de chef.

Mais un mental coupé du cœur est un mental malade qui rend malade tous ceux dont il est le chef. Car en effet, privé de l'éclairage du cœur et de la coopération entre l'instinct et l'intuition, le mental inférieur ne perçoit qu'une infime partie de la réalité et ne peut plus être dans le bon sens et le discernement. Identifiés à cette réalité partielle, nous devenons alors en proie à une hémorragie de l'imaginaire qui nous fait percevoir le monde extérieur et l'inconnu comme un danger potentiel contre lequel il faut se défendre et/ou se battre.

 

Dans cette représentation d'un monde dangereux duquel il faut se protéger à tout prix, nous entrons dans des logiques de défense, de guerres, de résistance, de contrôle qui s'avèrent être, dans la durée, autant incohérentes qu'inefficaces. Si nous avons compris que le mental n'a aucune capacité en matière de gestion du corps émotionnel, qui relève de la compétence du cœur, alors nous comprenons aisément que pour le maitriser seul, sans l'aide du cœur, le mental n'a pas d'autre choix que de chercher à l'anesthésier, voire à l'éradiquer. Toutes nos stratégies de défenses finissent ainsi par se retourner contre nous.

 

Il est aussi intéressant d’observer que notre médecine classique est la première à employer les termes de guerre bactériologique, d’attaque virale, de combat contre la maladie, de système de défense immunitaire, etc. Alors que nous sommes composé de 10 fois plus de bactéries que de cellules ! Lorsque nous fonctionnons uniquement sur le plan de la conscience duelle, nous ne percevons absolument pas l'intelligence de la Vie, bien au contraire, nous cultivons la peur, la culpabilité, la guerre, le sentiment d'impuissance, l'illusion du manque et de pénurie alors que l'abondance de la Vie est là, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de nous !

 

Le saboteur et le nourrisson géant

Le saboteur intérieur, également surnommé le juge ou le critique intérieur, se met en place très tôt dans notre vie. Car en effet, dès notre naissance voir même dès notre conception, nous héritons des mémoires de l'inconscient collectif fondées sur la domination masculine et donc sur la supériorité de la matière sur la lumière / du visible sur l'invisible / de la raison sur le coeur... Mais avant de l'intégrer totalement en nous, cette part qui nous juge, nous critique et nous sabote se trouve à l'extérieur de nous. Elle est tout d'abord incarnée par nos figures parentales, les membres de notre famille, nos éducateurs et toutes personnes (physiques ou morales) ayant autorité sur nous.

 

C'est dans l'interaction et le maillage avec ce milieu extérieur que nous élaborons notre identité propre et que nous intégrons peu à peu notre propre autorité qui se structure à l'image de celle que nous avons reçue de l'extérieure. Aussi, à notre insu et pour notre plus grand bien, cette "autorité intérieure", oeuvre pour nous permettre d'être aimé, reconnu et accepté par notre milieu familial et notre communauté. Nous entrons alors en guerre contre nous-même. C'est à dire, contre tous les comportements jugés inacceptables par notre milieu. A l'inverse, nous développons les comportements qui sont valorisés. C'est ainsi, que nous "corporalisons" les conditionnements liés au monde de la dualité et que nous devenons notre propre critique, juge et saboteur.

 

Dans ce processus, c'est notre instinct de survie qui est à l’œuvre et met en place toutes sortes de stratégies sur le plan psychologique et émotionnel : Répression, projection, rationalisation, régression, dissociation, etc. Puisqu'il n'a pas la capacité de métaboliser les émotions, c'est un mécanisme de dissociation que notre instinct de survie met en place afin de la décapiter et la supprimer. L’émotion et son message, se retrouvent ainsi interceptés et cristallisés dans la mémoire du corps, comme enfermés dans une bulle inaccessible à la conscience.

 

Cependant, tel que nous l'avons vu, décapiter la tête d'une émotion ne satisfait pas le besoin dont elle est l'expression. Par ailleurs, sa vraie tête se trouve cristallisée dans la mémoire du corps. Ainsi, croyant lui couper la tête, nous ne coupons lui tranchons seulement la queue qui, à l'image du serpent, repousse sans cesse, se renforce et produit alors des perturbations émotionnelles diverses et variées. En attendant, ce mécanisme de protection génère une dissociation du corps et de l'esprit dont l'intensité est proportionnelle à la l'intensité du vécu, des blessures, des chocs. Ainsi morcelés et désarticulés de notre réalité interne, nous sommes dans l'impossibilité d'élaborer notre conscience corporelle et notre autonomie. Nous sommes alors telle une coquille vide, un nourrisson géant (pour reprendre le terme de Boris Cyrulnick) avec un corps sous-développé et une tête surdimensionnée dans laquelle s'agite un mental obèse auquel nous sommes soumis et corvéables à merci.

 

Ce que nous appelons "le saboteur ou le juge intérieur" n'est rien d'autre que notre instinct de survie qui, assujetti à un mental sans coeur, devient un véritable "gardien de prison". Mais pourquoi lui en vouloir ? Coupée de l'intelligence intuitive, cette part nous maintient malgré tout en vie et ne fait qu'exercer "bêtement" son rôle et sa mission qui est de satisfaire nos besoins primaires de sécurité, d'amour et de reconnaissance.

 

Bien entendu, je ne parle pas ici de ce qui est reconnu socialement comme maltraitance physique et/ou psychique qui génère des troubles plus lourds et plus graves de la personnalité. Non, je parle uniquement de ce que nos sociétés modernes appellent "l'éducation" et qui s'avère être néanmoins, si l'on veut bien ouvrir les yeux, de la maltraitance avérée. Aussi, de la même façon que notre médecine morcelle le corps physique, notre éducation, morcelle le corps psychique et nous interdit de penser la violence qui nous est faite !

 

Lorsque le serpent se mord la queue

Le problème continue ensuite parce que nous assimilons "le mode survie" comme "un mode de vie normal" et une fois adulte, nous continuons à fonctionner dans les mêmes stratégies autodestructrices. Et pour cause, ce sont des processus inconscients qui pour se désactiver ont besoin d'être mis en conscience et accueilli avec bienveillance. Malheureusement, tant que nous ne sommes pas déprogrammés, nous fonctionnons toujours avec nos stratégies de défense et bien souvent, lorsque nous commençons à identifier notre auto-saboteur et à comprendre qu'il est la source de nos souffrances, alors il devient une bête à abattre.

Or, vouloir abattre notre auto-saboteur, revient à se lancer dans la mise à mort de notre instinct de survie et nécessairement, dans notre propre mise à mort. Vous imaginez bien, que si c'est le cas, il ne se laissera pas faire si facilement. Bien au contraire, il va renforcer son action et déployer des stratégies de survie encore plus performante. C'est ainsi, qu'afin de ne pas être trop dévoilé (au risque d'être exterminé), il devient de plus en plus sournois, manipulateur et se cache habilement derrière de bonnes intentions. Nous développons alors ce qu'on appelle communément "l'Ego spirituel" mais surtout l'art de tourner en rond et de répéter toujours du même !

 

Tant que nous resterons dans des logiques de combat et de guerre contre nous-même, nous alimenterons l'emprise mentale dans laquelle nous baignons depuis notre plus tendre enfance et nous errerons dans le labyrinthe tortueux de nos souffrances. Aussi et tel que je le développe un peu plus loin, nous devons apprendre à intégrer et à nous appuyer sur cette part mal aimée, plutôt que de la rejeter !

 

Saboteur et Intuition, quelle voix crie le plus fort ?

Pour nous protéger, notre instinct protecteur nous coupe de notre sensibilité et donc de sa plus fidèle alliée : L'intuition. Ainsi, la voix qui s'agite à l'intérieur de nous est bien souvent celle de notre instinct de survie qui parle plus fort pour se faire obéir. Et en effet, elle fait un tel vacarme qu'elle couvre aisément la voix fluette et subtile de notre intuition.

Avec toutes les stratégies et résistances qu'il met en place, le dénommé "saboteur" est donc un obstacle à la connexion avec notre intuition. Cependant, ce n'est pas parce que nous ne l'entendons pas que notre intuition n'existe pas. Si nous avons du mal à la discerner, il faut savoir que l'intuition utilise d'autres voies intérieures et n'hésite pas à se manifester par l'extérieur, à travers des situations et des synchronicités multiples. Car tandis que notre mental obèse continue de faire sa loi, notre Enfant Intérieur crie famine et tente de se faire entendre par n'importe quel moyen.

 

C'est la raison pour laquelle, toutes les situations que nous rencontrons dans notre vie, même les pires épreuves, sont toujours des opportunités pour comprendre nos vrais besoins et nous guider sur notre chemin de Conscience et de réalisation. D'ailleurs, ce que nous appelons des épreuves sont justes l'expression de nos résistances intérieures. Car, ce qui nous fait souffrir, ce n'est pas la situation extérieure mais la tempête émotionnelle qui est déclenchée face à notre refus de changement et à la non satisfaction de nos besoins.

 

Pour rappel, il s'agit de différencier la douleur qui apparait face à une situation difficile et qui est normale, d'avec la souffrance qui, elle, est générée par la négation du message de la douleur. Autrement dit, c'est bien une attitude de résistance au changement qui transforme une difficulté en problème et une douleur en souffrance.

 

Sortir de l'emprise mentale et des stratégies de survie


Se reconnecter à l'intelligence de la Vie

Estimant que notre instinct est bien trop bête pour s'occuper de la santé du corps, notre culture en a donné la charge et le soin à la médecine. Pendant que dans le même temps, dénigrant l'intelligence du cœur, cette même culture laisse la charge du corps émotionnel et spirituel à l'instinct, qui finalement ne doit pas être si bête que cela. Cherchez l'erreur ou plutôt ne cherchez plus : La culture se croit plus intelligente que la nature au point qu'elle la détruit en nous et tout autour de nous.

Force est de constater que nous sommes en guerre contre l'intelligence de la Vie que nous avons sacrifié sur l'autel de la culture qui réprime autant l'intuition (perçu comme illusoire) que l'instinct (perçu comme bestial). Ce faisant, nous avons perdu notre discernement et notre bon sens. Alors, nous pouvons toujours en rire, mais aujourd'hui, combien d'entre nous ont la main posée sur un poêle brulant et demande au poêle la permission d'enlever leur main ? Nous souffrons, mais peut-être pas encore suffisamment pour sortir de notre anesthésie... Par contre, si nous avons eu notre compte et que nous sommes dans la perspective de nous éveiller à la réalité de ce que nous sommes véritablement, alors, il est temps d'arrêter cette guerre contre la Vie.

Aucune part de nous n'est à rejeter ou à supprimer, elles ont toutes leur raison d'être, leur rôle spécifique et sont parfaites telle qu'elles sont. Cependant, elles sont conçues pour coopérer et interagir les unes avec les autres. Aucune fonction, aucune dimension, aucun organe ne peut fonctionner seul dans son coin. En tant qu'individu nous constituons un TOUT indivisible. Le processus d'unification de l'Être est une approche intégrative et non dissociative.

 

Notre pouvoir de transformation est immense. Cependant, il ne peut s’exercer que sur nous-même et tout ce que nous reconnaissons comme étant nôtre. Or, le fait de diaboliser une part de nous place cette part à l'extérieur et non plus à l’intérieur. Ce faisant, non seulement nous lui donnons un pouvoir malfaisant, mais surtout, nous perdons tout pouvoir sur elle, sauf celui de renforcer son action maléfique et de la jeter encore un peu plus loin sur les autres et le monde extérieur.

 

Je trouve toujours très intéressant de comprendre les mots à partir de leur le sens étymologique. Le terme diabolique est issu de la racine grecque "dia" qui exprime l’idée d’une coupure, une séparation, une dissociation et s’oppose au terme symbolique, lui-même issu de la racine "syn" qui exprime le fait de relier, associer, unifier. Ainsi, le diable et la diabolisation nourrissent la pensée duelle (mental inférieur) et la représentation d’un monde diabolique contre lequel il faut se battre, mais qui, en réalité, n’est autre que la projection de notre monde intérieur.

 

Pour passer sur le plan du mental supérieur au niveau de la Conscience unifiée, afin de nous unifier en nous-même, notre mental a besoin de se relier et s’accorder avec notre cœur. Pour ce faire, nous sommes invités à nous réapproprier nos projections en ouvrant les portes de notre cœur à toutes les parts que nous avons abandonnées, sacrifiées, méprisées et jetées à la poubelle, afin de les faire "rentrer à la maison" !

 

De la même façon, nous sommes invités à entrer dans la coopération avec notre "gardien de prison" et à le concevoir comme une fonction "Essence Ciel" sur laquelle nous appuyer car elle est tout aussi "Essence Ciel" que notre intuition ou n'importe quelle part de nous. Une fois reconnue et accueillie avec bienveillance, alors ce "gardien de prison" s'apaise, s'humanise, se délie de l'emprise mentale, fusionne avec l'intuition et prend sa place "d'Ange gardien" au service de l'Enfant intérieur en nous.

 

Toutes les parts rejetées et mal aimées sont des parts blessées qui appartiennent à notre Enfant intérieur. Dès lors que nous ÉPROUVONS de la BIENVEILLANCE envers une de ces parts, alors, nous tissons une relation de coopération et d'Amour avec elle. Ce faisant, le pouvoir alchimique de l'Amour fait son œuvre et génère la dissolution de la résistance mise en place ainsi que la libération de la mémoire émotionnelle cristallisée dans le corps. Le message intercepté de l'émotion peut enfin poursuivre sa course et permettre l'activation d'une ressource afin de satisfaire le besoin de l'Enfant blessé en nous.

 

Il n'y a donc rien à faire, rien à mériter, rien à contrôler, rien à changer ou à détruire. Juste observer, reconnaitre et accueillir ce qui est là, à l'intérieur, puis laisser advenir la libération et la métamorphose qui en découle. LA RECETTE MAGIQUE pour passer de l'état de nourrisson géant à celui d'Enfant Créateur est donc d’ OUVRIR NOTRE CŒUR à notre mental, à nos émotions et de les laisser vivre en paix !

 

C'est ainsi que le mental inférieur fusionne avec la Conscience Supérieure, que l'instinct fusionne avec l'intuition et que se manifeste le pouvoir créateur de l'Enfant Intérieur . Mettre au monde cet Enfant Divin Créateur, qui est le fruit de la fusion du corps de Lumière avec le corps de chair, est le véritable sens de notre incarnation sur Terre et passe par la sacralisation des moindres parcelles de nous-même.

 

La loi du moindre effort

La métamorphose est la nature même de la Vie. Quotidiennement, nous sommes traversés par ses cycles de mort/renaissance et d'éternel recommencement. Il n'y a aucun effort à faire pour cela. Bien au contraire, il s'agit de lâcher prise et de se laisser pétrir par "l'Âme agit" de la Vie. Il suffit de contempler la nature pour observer qu'elle ne fait aucun effort pour être belle, généreuse, fécondante et abondante. Je parle bien entendu de la nature sauvage, celle ou la main de l'homme n'est pas intervenue.

Mais nous sommes éduqués à l'encontre des lois de la Vie, de l'Amour et de l'abondance et nous fonctionnons complètement à l'envers, dans l'effort, l'urgence et le contrôle permanent. Nous avons oublié que pour émerger, la Vie à besoin de temps et qu'on ne fait pas pousser des carottes en tirant dessus.

Nous avons également oublié que nous sommes (avant tout) les enfants de la nature et que tout comme elle, pour se nettoyer, s'auto-régénérer et prospérer, notre corps (nos corps) à besoin de se poser et se reposer à travers, notamment, un sommeil suffisant et réparateur, de la présence à soi, de la méditation, de la détente (particulièrement au contact de la nature), de la convivialité, du plaisir, de la créativité ...


Contrairement à ce que nous croyons, nous ne perdons pas notre temps en faisant cela, bien au contraire. Ce sont des phases d'intégration nécessaires au maintien de notre Santé pendant lesquelles la Vie agit en profondeur et nous permet de gagner de l'énergie, du bien-être, de la puissance, de l'efficacité et donc énormément de temps ! L'oisiveté est aussi essentielle que le travail et si urgence il y a, c'est bien celle de s'arrêter pour prendre le temps de vivre et renforcer notre vitalité et notre puissance intérieure.

 

Développer l'art de vivre sans cible/sensible

Vivre dans notre pleine puissance, consiste à intégrer notre part d'impuissance à changer les choses sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir. Il y a énormément de choses sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir : Le vent, la pluie, le jour, la nuit, le temps qui passe et en vérité, tout ce qui se trouve à l'extérieur à nous. Pour faire le lien avec une autre loi de la Vie, nous pouvons dire que pour vivre le plein, nous devons accepter de vivre le vide, car la réalité quantique nous dit que TOUT est informations en perpétuel mouvement, que le plein (la matière) est vide et que le vide est plein. Tout est dans l'art de l'équilibre entre le plein et le vide, le yin et le yang, le visible et l'invisible... Ne rien faire, ne veut donc pas dire qu'il ne se passe rien, car il se passe toujours quelque chose, même si on ne le perçoit pas !

Cependant, nous ne sommes pas préparé à ne rien faire. D'abord, parce que notre éducation appelle cela de la fainéantise et le condamne. Ensuite, parce que nous sommes rarement ravis de nous ennuyer, de nous sentir perdus et de ne pas savoir la direction à prendre. Néanmoins, pour cultiver l'art de l'équilibre nous devons intégrer celui du déséquilibre. Autrement dit, accepter toutes les couleurs de la Vie, sa nature cyclique, son impermanence...

 

C'est là où le "sensible" rejoint le "sans cible" car, cela nous invite à surfer sans cesse avec l'imprévu et donc, à lâcher nos objectifs, nos quêtes et nos attentes, lorsque ceux-ci ne vont pas dans le sens de la libre circulation de la Vie en nous. Le cœur à ses raisons que la raison ignore et nous fait souvent passer - au grand drame de notre mental - par des chemins de métamorphose profonde. Aussi, lorsque je vois des personnes s'accrocher à des techniques de centrage comme à des bouées de sauvetage, pour garder l’équilibre à tout prix, je me demande si elles ont bien conscience qu'en faisant cela elles ne font que provoquer l’inverse de ce qu’elles souhaitent.

 

Le déséquilibre est une étape essentielle de la métamorphose qui ne peut se produire qu’au sein du désordre et du chaos. De même, le désordre et le chaos sont toujours des indicateurs qu'une mutation est en cours ou est requise. C’est seulement parce que nous accueillons inconditionnellement cet état de crise et de turbulence, que nous permettons les transformations nécessaires et donc l'élargissement de notre zone de confort et l’avènement d’un nouvel équilibre. Allons-nous combattre le vent qui fait tomber les feuilles des arbres en automne ? Non, nous nous réjouissons qu’elles tombent car elles viennent enrichir l’humus indispensable pour qu’au printemps naisse le renouveau.

 

Ainsi, lorsque le vent souffle dans notre vie et vient nous secouer dans tous les sens, il n’y a rien d’autre à faire que d’accueillir pleinement le chaos que cela provoque en nous et laisser tomber nos vieilles feuilles. C’est-à-dire, accepter de lâcher-prise, de se sentir perdu, impuissant, en colère, triste, déprimé, angoissé, confus ou autre. Accepter les dépouillements nécessaires, laisser mourir l’ancien afin de laisser jaillir le nouveau à travers la mise en œuvre de nouvelles ressources et qualités d'Être.

 

Le changement passe toujours par 3 grandes phases :

  • Le déni (C’est ridicule !),
  • La résistance (Je ne vais pas laisser faire cela !)
  • L’évidence (Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?)

C'est tout à fait cela l'idée, permettre à l’évidence de s'installer dans notre vie. Et si ce processus d'intégration émotionnelle n’a rien de confortable, il est le plus puissant, le plus cohérent et le plus durable. A contrario, si nous refusons cette traversée du vide et du chaos, si nous nous accrochons au passé afin de maintenir nos feuilles mortes en place alors, la vie risque de nous secouer encore plus fort afin de les faire tomber malgré-nous.

 

Dieu et Diable : Les deux facettes d'une même réalité

Notre culture entretien une représentation totalement erronée de l'Amour car nous le confondons avec l'amour du parent aimant, enveloppant, doux, chaud, calme, lisse, apaisant qui nous protège du monde extérieur. Cet amour-là est un amour primaire qui s'oppose à la haine, la froideur, l'animosité, la malveillance, etc. Il participe de la dualité humaine et nous maintient sur le plan horizontal.

 

L’Amour en tant qu'Essence de la Vie, n'a rien à voir avec cela. Il est sauvage, puissant, vibrant, brulant, dissolvant, métamorphosant, etc. Il nous dresse dans notre verticalité et s'il nous inscrit dans la Réalité, ce n'est pas toujours dans une forme claire et lumineuse. Car en effet, ce que les alchimistes appellent l’œuvre au noir, qui est la première phase de calcination dans la transmutation du plomb en or, est l’œuvre de l’Amour. Cette phase est présente dans toute métamorphose mais est souvent considérée comme l’œuvre du diable. A notre petite échelle, nous voyons bien comment sont diabolisées les émotions alors qu’elles sont de véritables messagers de Dieu. Et sur un plan plus large, l’histoire nous montre le sort que l’humanité réserve aux messagers de Dieu et de la Lumière. Nous pouvons penser ici au Christ, mais il est loin d’être le seul.

 

Il est vrai que nous percevons le monde à travers les lunettes de notre propre histoire, de nos filtres et de notre inconscient que nous projetons à l’extérieur de nous… Aussi, ce qui est lumière providentielle pour les uns se retrouve ombre machiavélique pour les autres et vice versa. Alors, comment savoir si c’est l’œuvre de Dieu ou du Diable qui s’exprime en nous et dans nos vies ?

  • Dieu et Diable n’existent que sur le plan de la conscience duelle. Sur le plan de la Conscience Unifiée, il n’y a que l’Amour qui œuvre entre ombre et lumière et nous montre qu’en réalité, il n’y a ni Dieu, ni Diable, seulement nous-même face à l’univers et rien d'autre !

Cela, nous pouvons en faire l'expérience dans notre corps lorsque nous ressentons de la bienveillance aussi bien pour nos parts d'ombre (Le diable) que pour nos parts de lumière (le divin). Alors, celles-ci s'enflamment et s'unifient en un seul chœur, celui de l'Amour que nous sommes au-delà de la forme, du temps, de l'espace et qui s'installe lorsque la tempête est passée et que nous nous sommes quelque peu élargit.

 

 

Unifier les sens, le sens et l'Essence !

Le niveau de conscience du monde dans lequel nous vivons tend à opposer la dualité de la Vie (féminin/masculin, bien/mal, ombre/lumière, etc) plutôt qu’à l’unifier pour en avoir une vision plus juste. Ce faisant, nous sommes éduqués à lutter contre la douleur, le mal, les maladies… et à notre insu, à combattre la Vie en nous. J’espère qu’au terme de cet écrit, vous comprenez que la Vie nous Aime et que ce que nous considérons comme des dysfonctionnements physiologiques ou psycho-émotionnels, sont en réalité des processus de guérison, d’adaptation ou de survie mis en place par l’intelligence de la Vie en nous. Il n’y a rien qui soient détraqués ou cherchent à nous saboter. Tout a sa raison d'être et lorsque nous accompagnons ces processus dans la Conscience, l’Amour et la Bienveillance alors nous permettons à la Vie de faire son œuvre, de nous guérir, de nous nourrir profondément de son "Essence d'Amour" et libérer ainsi notre force et notre puissance.

 

La Vie va toujours dans le sens et « les sens/ l’Essence » de la Vie. Si nous la laissons faire,

elle les tricote ensemble afin de mettre au monde le Magicien que nous sommes.

  • L'Essence nous parle de l’Amour, qui représente à la fois notre source créatrice, notre matière et notre nourriture (sans laquelle notre métamorphose et donc la réalisation de notre SOI est impossible).
  • Les sens nous parlent des messagers du corps et de la Conscience Corporelle que nous sommes invités à développer afin de nous laisser guider par l'intelligence de la Vie et de l’Amour en nous.
  • Le sens nous parle de la direction que nous fait prendre la Vie à chaque instant en lien avec notre Vocation profonde, notre Unicité...

 

 

Bienvenue dans Métamorph’Ose !

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